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Maman, j’ai (presque) raté l’avion!

Chum Ti-Lou
Photo courtoisie Louis Larouche

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PYEONGCHANG | Aux Jeux olympiques, la chose la plus importante, la plus importante de toutes puisqu’elle permet de différencier l’homme du chien, c’est l’accréditation olympique.

Il faut la porter en tout temps autour du cou. Même aux toilettes pour être certain de ne pas l’oublier.

Il était 6 heures et quart, mardi matin, quand je suis sorti de l’auto et que je me suis dirigé vers la porte d’Air Canada. Et là, je me suis flanqué une bonne tape sur le front. Ça m’est revenu. La veille, j’avais numérisé ma carte d’accréditation. Elle était restée dans l’imprimante.

Je vous le jure, je me suis senti tout petit. Comme un pitbull dans le temps du maire Coderre. Et un pitbull dans un pays reconnu pour son excellent ragoût de chien. C’est simple, sans cette carte, on ne va nulle part. C’est un Sésame, ouvre-toi.

Je devais partir à huit heures. Pendant que Lady Ju ensorcelait le préposé au stationnement, les dames d’Air Canada cherchaient une solution. En quittant à neuf heures, je pouvais encore attraper le vol pour Séoul.

Un CHUM, c’est un CHUM

J’ai donc réveillé Louis Larouche, mon ex-beau-frère. Ti-Lou a sauté dans ses culottes et s’est rendu à Sainte-Adèle. Zach avait trouvé la maudite carte. Il était maintenant sept heures. Air Canada me donnait jusqu’à 8 heures et 25. Le GPS indiquait 8 heures et 32 comme heure d’arrivée. Envoye Ti-Lou, roule.

Entre-temps, fallait prévoir un plan B. Je partais pour Séoul quoi qu’il arrive. Je me prenais un hôtel à l’aéroport d’Incheon et Lady Ju me faisait parvenir mon accréditation par Fedex. Leur service Asie est excellent. Je l’aurais le soir même de mon arrivée...

Le GPS indiquait maintenant 8 heures et 29. Les dames d’Air Canada m’ont alors donné cinq minutes de plus : « Vous irez à l’avion et quand M. Lou arrivera, on ira vous la porter à l’appareil ».

Pas besoin. À 8 heures et 25, un grand efflanqué se pointait avec un carton bleu dans la main : « Un chum, c’t’un chum ». Je ne l’ai même pas embrassé.

Le reste ? Évidemment, il a fallu que l’avion pour Toronto passe par le dégivrage. Une autre demi-heure perdue. Et l’embarquement international est à un bon quart d’heure de marche à Pearson.

À Toronto, une dame (une autre) m’attendait avec un petit carton : M. Tremblay. Elle m’a demandé de la suivre. Une limousine attendait. Pardon ? Une limo...

Finalement, quand Mathieu Boulay et André Cyr sont arrivés à la porte E 77, l’humble lunatique les attendait déjà. Bien tranquille.

Le reste ? C’est 14 heures et quelques minutes d’avion. 11 000 kilomètres. La routine...