/finance/stockx
Navigation

Une start-up québécoise lance un «Netflix de l’investissement»

Elle devient la première au pays à offrir ce type de service.

Une start-up québécoise lance un «Netflix de l’investissement»

Coup d'oeil sur cet article

La Montréalaise Hardbacon qui permet de suivre en temps réel ses investissements boursiers lance son application iPhone et annonce l’arrivée d’un ancien haut dirigeant de la Banque Laurentienne dans ses rangs.

« La plupart des gens sont intimidés par les termes financiers et par l’idée de gérer leur portefeuille. L’industrie elle-même perpétue ce mythe-là parce que ça lui permet de faire de l’argent », explique Julien Brault, pdg de Hardbacon et ancien journaliste qui veut démocratiser l’investissement.

Première au pays

Lancée officiellement aujourd'hui, l’application Hardbacon devient la seule au pays à se connecter directement aux comptes de courtage des clients pour suivre leurs investissements boursiers en temps réel, observe le patron de Hardbacon.

Selon M. Brault, les nouvelles générations voudront de plus en plus gérer eux-mêmes leurs avoirs, un peu comme avec Netflix, en faisant des choix à la carte, et en ayant le nez dans leurs propres affaires plutôt qu'en laissant les autres s’en occuper à leur place.

Une vision partagée par l’ancien premier vice-président de la Banque Laurentienne François Barrière. «Hardbacon aide les gens à comprendre leurs propres finances et à investir en Bourse, mais contrairement à ce qui est répandu dans l’industrie, elle ne fait pas d’argent en poussant des produits financiers», note ce nouveau membre du comité aviseur de la start-up.

Moins de frais

Il faut payer 5$ par mois pour être membre de Hardbacon. « C’est beaucoup moins de frais que quelqu’un qui fait affaire avec un conseiller en épargnes collectives qui peut prendre jusqu’à 3% et plus... ou même un robot-conseiller qui prend 0,5% », précise Julien Brault.

Mieux vaut toutefois détenir un portefeuille d’au moins 5000$ d’actions, d’obligation ou de fonds négociés pour que le jeu en vaille la chandelle puisque les frais annuels s’élèvent à eux seuls à 60$.

Jouer du coude

La société québécoise n'a que quatre employés, mais, déjà, elle joue du coude parmi les grands. Son partenariat avec Thomson Reuteurs et Wealthica lui donne une longueur d’avance sur ce marché en émergence, selon elle.

Hardbacon projette un chiffre d’affaires d’un demi-million $ en 2018. Elle espère aussi passer de quatre à dix employés au cours de l’année.

Signe que les choses vont bien, avant même le lancement officiel de l’application jeudi, plus de 1047 personnes l’avaient téléchargée.

Rappelons que Hardbacon a eu un coup de pouce de l’accélérateur Queen City Fintech pour l’aider à commercialiser son application chez nos voisins du sud.