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Les lois québécoises reflètent nos valeurs et notre culture

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Séparation entre l’église et l’État, égalité homme-femme et minorités sexuelles acceptées, discrimination interdite, dépénalisation de l’avortement, mariage entre conjoints de même sexe accepté, interdiction de corrections physiques aux enfants, aide médicale à mourir pour trépasser dans la dignité, etc.

Ces lois, qui soit font partie de notre Code pénal, soit sont incluses dans nos Chartes des droits du Canada et du Québec, sont là pour rester. Rien ni personne ne pourra faire changer ce qui constitue la base morale, juridique, culturelle et historique de notre société.

Pourtant, plusieurs craignent quand même que l’immigration puisse compromettre et faire reculer certains de nos droits chèrement acquis. D’autres voient avec inquiétude des signes religieux visibles apparaître comme des menaces pour nos droits, notamment ceux des femmes. Ils ne sont pas négligeables non plus, ceux qui s’inquiètent pour la survie de « l’identité québécoise ».

Le portrait se complique encore plus par l’utilisation politique que certains font, des craintes des uns et des autres, qu’ils soient membres de la société d’accueil ou de l’immigration. Je trouve ignoble de diviser les citoyens en bons et en méchants alors que nous sommes tous québécois, puisqu’on vit ici et qu’on a tous à respecter les lois qui nous encadrent et qui nous permettent de vivre en harmonie. Ces lois sont le reflet de valeurs modernes partagées par tous.

Nous avons tous le devoir, en commençant par nos politiciens, de travailler à maintenir cette harmonie et cette paix si nécessaires au bien commun, et à laisser de côté les craintes infondées et les peurs irrationnelles qui parfois nous tenaillent. Il importe que nous adhérions tous aux valeurs modernes prônées par la société dans laquelle nous avons la chance de vivre et qui répondent au mieux aux besoins fondamentaux de l’être humain.

Jaime Escadon

J’adhère à votre façon d’évaluer la situation du pays. Et pour approfondir votre propos, je me permettrai de citer ici madame Louise Arbour (ancienne juge à la Cour suprême du Canada et désormais représentante spéciale auprès du secrétaire général des Nations unies : « Je n’ai jamais vu un domaine où la perception est aussi déconnectée de la réalité que celui de l’immigration. Souvent présentées comme une menace, les migrations sont en effet bénéfiques, autant pour les pays d’où viennent les migrants que pour ceux où ils s’établissent. Et ce n’est pas par charité que les pays développés les accueillent, mais par intérêt puisqu’ils sont aux prises avec une démographie déclinante et par un manque flagrant de travailleurs. » J’ajouterai en terminant que le seul fait que cette femme exceptionnelle ait comme mandat actuel de coordonner la mise en place d’un nouveau pacte mondial sur les « migrations sûres, ordonnées et régulières » apporte la plus grande crédibilité à son propos.