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Marie-Michèle Gagnon n’abandonne pas le rêve olympique

Marie-Michele Gagnon
Photo d'archives Marie-Michèle Gagnon

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Si une quinzaine d'athlètes de la grande région de Québec participent aux Jeux olympiques d’hiver 2018 de Pyeongchang, la skieuse de Lac-Etchemin Marie-Michèle Gagnon a dû déclarer forfait.

Le 30 novembre dernier, Gagnon avait fait une vilaine chute lors d'une descente d'entraînement à Lake Louise. Résultat : déchirure ligamentaire au genou droit et à l'épaule gauche.

Après avoir pris part aux Jeux de 2010 à Vancouver et à ceux de Sotchi en 2014, la skieuse de 28 ans n’a pas mis pour autant une croix sur sa carrière olympique.

Dans un local d’entraînement du PEPS de Québec à plus de 10 000 kilomètres de Pyeongchang, Gagnon poursuit sa rééducation, mais n’entretient pas d’amertume.

«Je vais regarder les Olympiques, a-t-elle déclaré dans une entrevue diffusée par TVA Sports, vendredi. J’ai l’application, j’ai regardé la cérémonie d’ouverture, j’ai trouvé le Canada et j’ai trouvé mes amis! Pour Laurence St-Germain, ce sont ses premiers Jeux olympiques. Elle doit tellement être heureuse!»

Cicatrices au genou et à l’épaule, résultat d’opérations, Gagnon ne retrouvera ses skis qu’en juillet prochain. Pourtant, le bosseur Philippe Marquis, qui a subi la même blessure, est en Corée du Sud, après avoir cependant décidé d’éviter la chirurgie.

«Phil me disait que c’était ses derniers Jeux. Je le trouve très brave de faire ça.»

Gagnon vise plutôt les Jeux de 2022 à Pékin, en Chine, quand elle aura 32 ans et qu’il ne fera plus de doute qu’elle participera à ses derniers JO.

«J’ai un autre quatre ans que je veux faire sur le circuit de la Coupe du monde. Je ne veux pas finir ma carrière et me dire que mon genou me fait mal. J’aurais pu prendre le risque mais, en même temps, je me suis blessée en décembre. C’était long à attendre d’ici les Olympiques.»