/news/provincial
Navigation

Québec se qualifie de référence en déneigement

L’opposition nuance cependant ce constat

Quebec
Photo Stevens leBlanc La Ville de Québec se félicite d’atteindre les cibles fixées dans sa politique de déneigement.

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Québec est «une référence» pour les autres municipalités en matière de déneigement. Elle respecte intégralement ses délais et réalise ses opérations «de façon très efficace», insiste la direction générale de la municipalité.

Ces éléments figurent dans une réponse de la DG au conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau.

Ce dernier se demandait sur quoi se basait le maire, le 14 décembre, pour déclarer que Québec «est la ville qui déneige le mieux au pays».

Dans sa missive, la DG insiste sur la configuration de certains quartiers (rues très étroites dans le Vieux-Québec), la topographie de la ville (une série de côtes reliant la Basse-Ville à la Haute-Ville) et les différents microclimats qui s'y côtoient.

Ces paramètres complexifient la tâche et requièrent «des méthodes de déneigement qui s’adaptent aux quartiers», insiste-t-on.

Une référence

Pourtant, Québec dit commencer les opérations sur ses artères prioritaires dès le début des précipitations. «Par la suite, la Ville repasse sur ces chaussées avant qu’il y ait accumulation de 5 cm au sol. À titre comparatif, Winnipeg et Toronto commencent leurs opérations de grattage à partir de 2,5 cm», explique-t-on.

Québec assure aussi respecter les délais compris dans sa politique de déneigement. Le grattage et l’épandage de l’ensemble des rues et trottoirs se font en moins de quatre heures pour les précipitations de moins de 15 cm.

Pour la même quantité, Toronto se donne entre six et seize heures. Winnipeg s’accorde 36 heures. À Laval, le grattage final des trottoirs doit être réalisé dans un délai de 12 ou 36 heures, selon le niveau de priorité.

«C’est donc dire qu’en période de précipitation, les chaussées et trottoirs de Québec sont grattés et sécurisés de façon très efficace», se félicite l’administration Labeaume.

Des bémols de l’opposition

Même s’il convient volontiers que Québec «a globalement un bon système de déneigement» et est «peut-être la ville la mieux déneigée au Canada», le conseiller Jean Rousseau apporte certaines nuances.

«Les opérations sont orientées essentiellement vers les automobiles. On dégage les grands axes et ensuite les trottoirs. Dans les quartiers centraux comme le mien, la plupart des gens sont des piétons. Ils doivent marcher dans les rues et ne peuvent utiliser les trottoirs», a-t-il illustré.

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, soutient de son côté que «la Ville fait fausse route en centralisant les opérations de déneigement».

Il estime qu’on pourrait «aller plus vite et gagner un jour ou deux en décentralisant et en laissant les opérateurs, qui connaissent le mieux leurs secteurs, prendre les décisions».

M. Gosselin maintient que «le déneigement était mieux avant que maintenant à Québec».

Selon lui, les citoyens expriment régulièrement leur insatisfaction à ce sujet.

Déneigement à Québec

  • 45,6 millions $ en 2018, soit 3,2 % du budget de la Ville
  • 2400 km de chaussées
  • 1250 km de trottoirs
  • Jusqu’à 1700 personnes mobilisées pour une opération de déneigement
  • Environ 1300 véhicules pour déneiger les rues

Source: Ville de Québec