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Sauvés des flammes par leur chien Gonzo

Il a fait réaliser à ses maîtres que le salon était en feu

 Vincent Paquette Ravary et Julie Lauzon doivent leur vie à leur chien Gonzo (en mortaise). L’édifice centenaire dans lequel ils habitaient est passé au feu lundi soir.
Photo: Stéphane Sinclair Vincent Paquette Ravary et Julie Lauzon doivent leur vie à leur chien Gonzo (en mortaise). L’édifice centenaire dans lequel ils habitaient est passé au feu lundi soir.

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Des locataires d’un immeuble centenaire qui a été rasé par les flammes lundi soir à Sainte-Thérèse estiment qu’ils doivent la vie à leur chien Gonzo.

Vincent Paquette Ravary et Julie Lauzon discutaient dans la cuisine en soirée lundi lorsque leur chien Gonzo qui se trouvait au salon s’est mis à gratter avec force et persévérance dans la porte.

Après quelques minutes, M. Paquette Ravary est allé ouvrir la porte pour laisser le chien entrer dans la cuisine.

Alors que le chien filait entre ses pattes, il a senti un énorme souffle de chaleur sur son visage au point où il a été légèrement brûlé. Le salon était en feu et ils n’avaient rien senti.

« J’avais des cheveux brûlés et la peau au vif », raconte-t-il.

Selon lui, quelques minutes plus tard et le feu aurait été trop puissant pour qu’ils puissent quitter leur logement.

« Je ne voyais plus rien autour de moi, tout était noir et c’était étouffant », raconte Julie Lauzon, qui a tenté en vain de sortir ses cinq chats.

En ouvrant la porte pour laisser sortir le chien, l’oxygène qui a pénétré dans le salon a vite fait d’attiser l’incendie qui se répandait maintenant à la cuisine. 

« Je savais qu’on devait sortir au plus vite. L’atmosphère était déjà irrespirable », dit-il.

« Sans Gonzo, on était tous morts. Le pire c’est que nous venions tout juste de le récupérer il y a une semaine », dit-il, en précisant que le chien était auparavant chez son ex-conjointe.

Gonzo le héros

Les deux colocataires ont eu le temps d’avertir leurs voisins pour qu’ils quittent l’édifice en flammes.

Rendue saine et sauve à l’extérieur, Julie Lauzon s’est alors mise à crier à tue-tête « Mes chats, mes chats sont à l’intérieur ». M. Paquette Ravary est allé sur le côté de la maison où se trouvait la deuxième porte de sortie. Il a fracassé la fenêtre, se blessant la main pour pouvoir ouvrir la porte afin de laisser les chats sortir de l’appartement. « J’ai à nouveau inhalé une grande quantité de fumée », explique le musicien de carrière.

Quelques minutes plus tard, Vincent Paquette Ravary a perdu connaissance et s’est réveillé à l’hôpital après avoir été plongé dans un coma artificiel pour soigner ses blessures aux bronches.