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Un homme écope de 15 mois de prison pour avoir incité un ado à avoir des contacts sexuels

Vincent Arcand a été reconnu coupable de leurre d'un adolescent et d'incitation à des contacts sexuels.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Vincent Arcand a été reconnu coupable de leurre d'un adolescent et d'incitation à des contacts sexuels.

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En raison de «sa planification, de sa préméditation et de l’utilisation d’un stratagème bien établie» pour leurrer des adolescents sur le net et les inciter à avoir des contacts sexuels avec lui, Vincent Arcand a été condamné à purger une peine de détention de 15 mois.

Lors des représentations sur la peine qui ont eu lieu cette semaine, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Mélanie Dufour avait demandé au juge Alain Morand de condamner l’accusé à une peine de 24 mois d’incarcération.

Le magistrat a toutefois choisi d’imposer une sentence un peu moins sévère, «en raison des contraintes particulière de l’accusé qui devrait connaître, pour cette raison, une détention plus difficile».

En effet, il a été démontré qu’Arcand souffrait d’un trouble de personnalité limite qui lui faisait vivre des épisodes d’anxiété et qu’il avait «des idées noires».

«Dernièrement, il s’est auto-mutilé», a rappelé le président du Tribunal en ajoutant que «depuis quatre ans et demi, l’accusé vit isolé, chez sa mère» et que ses médecins traitants ont noté que «sa santé mentale et physique s’était détériorées».

Toutefois, le magistrat n’a pas pu passer à côté des facteurs particulièrement aggravants associés au dossier d’Arcand, comme «le jeune âge de la victime» qui avait 13 ans au moment des faits et «le risque de récidive qui paraît toujours présent».

Assise dans la salle, la mère de la victime, aujourd’hui âgée de 18 ans, semblait satisfaite de la sentence mais, au sortir de la salle, elle a rappelé que son fils aussi vivait de façon plus isolée depuis les tristes événements.

Encore aujourd’hui, des séquelles psychologiques se font sentir et il se pose des questions sur l’exploitation et l’abus dont il a été victime.

Rappelons que c’est en empruntant une fausse identité, soit celle de «Jessica» que Arcand a appâté sa jeune victime avec qui il a eu des conversations à caractère sexuel.

Des photos puis des échanges vidéos ont eu lieu entre l’accusé et la victime puis, cette dernière a été invitée à se rendre dans un parc à la suite d’un jeu de «vérité-conséquence» pour y rencontrer la supposé Jessica et son ami Vincent.

La vigilance des parents a toutefois fait achopper cette rencontre et les policiers ont été avisés du leurre dont a été victime leur fils.

«Comme parents, n’ayez pas peur de surveiller les conversations de vos enfants sur les réseaux sociaux. On pense toujours que ça arrive dans les familles où les jeunes sont laissés à eux-mêmes mais ce n’est pas vrai. Il suffit d’une brèche pour laisser entrer ces individus qui font énormément de mal autour d’eux», a fait savoir la maman de la victime avant de quitter le palais, confiante que désormais, les choses iront mieux.