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Fabriquer un nouveau peuple

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Joseph Facal a consacré une ré­cente chronique à l’endoctrine­ment de masse de la jeunesse québécoise dans le cadre du cours ECR.

À la suite du témoignage d’un élève qui lui a fait parvenir des extraits troublants de son manuel scolai­re, Joseph Facal en est venu à l’essentiel : l’école québécoise est mise au service de la propagande multiculturaliste.

École

Elle fait la promotion de l’idéologie des accommodements raisonnables et caricature ceux qui s’y opposent comme des intolérants infréquentables. Grosse surprise !

Qu’on ne se demande pas ensuite pourquoi la jeunesse est aussi mal à l’aise avec la question identitaire : on l’a conditionnée à rejeter son identité, à diaboliser son histoire et à arracher ses racines. On l’a programmée dans cette perspective.

Elle a servi de génération-cobaye dans la fabrication d’une nouvelle société façonnée pour accueillir positivement l’immigration massive et la mondialisation. Et ce, même si l’intégration fonctionne mal.

Est-ce vraiment le rôle de l’école de politiser ainsi l’enseignement au service d’une idéologie ?

Derrière cela, il y a aussi une vision pas très démocratique de la société. En gros, le peuple réel, celui qui existe avec ses mœurs, ses habitudes, ses mentalités, son identité, sa culture, serait inadéquat. On le croit corrompu par le racisme, la xénophobie, l’intolérance et autres tares du même genre. Il faut donc le réformer, le rééduquer, le transformer.

Peuple

Bref, le peuple réel déçoit ses dirigeants parce qu’il ne chantonne pas l’hymne aux accommodements raisonnables, alors on va faire table rase en lui infligeant une campagne permanente de « sensibilisation à la diversité ».

Disons-le plus méchamment et plus clairement : on veut fabriquer un nouveau peuple. Et le cours ECR est au cœur du dispositif idéologique et pédagogique devant le fabriquer rapidement.

Si le PQ ou la CAQ remportent les prochaines élections, on est en droit d’espérer une chose simple dans les premiers mois de leur gouvernement : son abolition.