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Cancer du sein: l'asperge sous la loupe des chercheurs

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Priver le cancer du sein d’asparagine, un acide aminé que l’on trouve notamment dans les asperges, permettrait d’empêcher le développement de la maladie, selon une étude menée à l’Institut de recherche sur le cancer de Cambridge, au Royaume-Uni.

Dans un compte-rendu de l’étude, les chercheurs expliquent que des recherches menées sur des souris démontrent que l’asparagine permet au cancer du sein de se développer. Bloquer la production de cet acide aminé, un composant entrant dans la formation de protéines, pourrait ainsi éviter que le cancer se répande ailleurs, comme dans les poumons, les os ou le cerveau.

«Notre travail a permis d’identifier l’un des mécanismes clés permettant au cancer du sein de se répandre. Lorsque la disponibilité de l’asparagine est réduite, on observe peu d’impact sur la tumeur primaire dans le sein, mais les cellules cancéreuses perdent une partie de leur capacité à développer des métastases ailleurs dans le corps», a expliqué dans un communiqué publié sur le site de l’organisme Cancer Research UK, le professeur Greg Hannon, qui a dirigé l’étude.

«Dans le futur, restreindre la production de cet acide aminé via une diète contrôlée ou par d’autres moyens pourrait s’ajouter au traitement du cancer du sein et d’autres cancers», a ajouté M. Hannon. Les recherches permettent de croire que cette technique pourrait aussi être bénéfique pour lutter contre les cancers du rein, de la tête et du cou.

L’asparagine est sécrétée naturellement par les cellules humaines, mais sa production peut être bloquée en recourant à un médicament, le L-Asparaginase. L’asparagine se trouve aussi dans les aliments, incluant les asperges, le soya, les produits laitiers, la volaille et les fruits de mer.

Selon des estimations de la Société canadienne du cancer (SCC), environ 25 000 femmes allaient recevoir un diagnostic de cancer du sein en 2017, ce qui représentait le quart de tous les cancers diagnostiqués chez les femmes. Environ 5000 femmes allaient en décéder, soit 13 % des décès causés par un cancer en 2017.

Au Québec, la SCC estimait que 6500 femmes recevraient un diagnostic de cancer du sein l’an dernier et que 1300 en mourraient.