/finance/business
Navigation

Projet Vaudreuil 2022 chez Rio Tinto: 250 M$ pour prolonger la vie de l’usine Vaudreuil

La multinationale construira une nouvelle usine pour traiter les résidus de bauxite

Projet Vaudreuil 2022 chez Rio Tinto: 250 M$ pour prolonger la vie de l’usine Vaudreuil
Photo Stéphane Bouchard

Coup d'oeil sur cet article

Les dirigeants de Rio Tinto ont confirmé lundi un investissement de 250 millions de dollars qui permettra à l’usine Vaudreuil, la raffinerie d’alumine de l’entreprise, d’être en activité pendant encore au moins dix ans.

Rio Tinto va de l’avant et construira une usine toute neuve de filtration des résidus de bauxite. Cette usine permettra au fabricant d’aluminium d’opérer le site actuel d’entreposage des résidus jusqu’en 2030.

Le directeur général, Opérations Atlantique, de Rio Tinto, Gervais Jacques, a confirmé, lundi, l’obtention des approbations et du financement nécessaires pour aller de l’avant avec la phase 1 du projet Vaudreuil 2022.

Il a comparé ces annonces à une nouvelle ère. « Le message qu’on entend, c’est de l’optimisme. C’est des gens qui travaillent fort. On récolte ce qui a été semé », a affirmé M. Jacques.

Dans les faits, l’investissement confirmé lundi par Rio Tinto effacera l’incertitude et les inquiétudes qui planaient au-dessus de la tête de l’usine Vaudreuil. Plus de 1 000 emplois sont ainsi consolidés.

« Cet investissement nous permettra de prolonger les opérations de l’usine tout en améliorant sa performance environnementale », a précisé M. Jacques.

La nouvelle technologie utilisée aura plusieurs bienfaits pour l’environnement. Elle réduira la surface nécessaire pour l’entreposage des résidus. Elle réduira aussi les risques d’émission de poussière.

Enfin, il sera dorénavant plus facile de réhabiliter les sites d’entreposage des « boues rouges » et de valoriser ces résidus.

Gervais Jacques, directeur général, division Atlantique, Philippe Couillard, Jean-François Nadeau, directeur général du Complexe Jonquière, et Alain Gagnon, président du syndicat, ont annoncé un investissement de 250 M$ qui permettra à l’usine Vaudreuil, la raffinerie d’alumine de l’entreprise, d’être en activité pendant encore au moins dix ans.
Photo sophie lavoie
Gervais Jacques, directeur général, division Atlantique, Philippe Couillard, Jean-François Nadeau, directeur général du Complexe Jonquière, et Alain Gagnon, président du syndicat, ont annoncé un investissement de 250 M$ qui permettra à l’usine Vaudreuil, la raffinerie d’alumine de l’entreprise, d’être en activité pendant encore au moins dix ans.

 

PHASE 2

Pour le directeur général du Complexe Jonquière, Jean-François Nadeau, il est maintenant temps de réfléchir à la planification de la phase 2, qui pourrait augmenter la durée de vie de Vaudreuil d’un autre 25 ans.

« Nous allons continuer d’investir en recherche et développement pour trouver des solutions pour la valorisation », a indiqué M. Nadeau.

Un partenariat avec la firme américaine GMR est d’ailleurs déjà en branle. Des tests au niveau industriel devraient être faits cet été. Ce partenariat vise à extraire des minéraux, principalement du fer, des résidus de bauxite.

CONSTRUCTION

La construction de la nouvelle usine débutera lors du printemps. Rio Tinto procédera d’abord à du dynamitage. Plus de 210 travailleurs participeront à sa construction. L’opération de l’usine, une fois qu’elle sera terminée, créera une dizaine d’emplois permanents. Elle devrait ouvrir vers mai 2020.

Des contrats ont déjà été donnés à des entreprises de la région, telles Proco, Chicoutimi excavation ainsi que les bureaux régionaux de Hatch.

Une nouvelle très bien accueillie

Les élus et les travailleurs ont poussé un soupir de soulagement après la confirmation de l’investissement de 250 millions de dollars permettant de garder l’usine Vaudreuil ouverte.

L’usine ayant été menacée de fermeture à plusieurs reprises, cet argent frais dépensé par Rio Tinto pour augmenter la durée de vie de sa raffinerie d’alumine permet de maintenir 1 000 emplois.

De façon imagée, le président du syndicat des travailleurs de Vaudreuil, Alain Gagnon, a illustré tout le chemin parcouru par ceux qu’il représente lors de la dernière décennie. « On a eu de la garnotte dans la face pas à peu près pendant les dix dernières années. »

Selon M. Gagnon, l’industrie de l’aluminium fera face à d’autres défis dans l’avenir, mais il ne faut pas baisser les bras. « On a fait en sorte de trouver des solutions et c’est comme ça qu’il faut entrevoir l’avenir », a-t-il lancé lors d’un discours passionné.

Le premier ministre Couillard a lui aussi salué les efforts des travailleurs et a rappelé que les 1 000 emplois de Vaudreuil étaient, pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, « énormes. »

« Ce qui fait que vous demeurez des leaders, c’est la qualité de votre travail », a répété Philippe Couillard en précisant qu’il était rassurant de voir les conditions du marché de l’aluminium s’améliorer et que le discours de la haute direction de Rio Tinto était de plus en plus positif.

METTRE LA TABLE

Pour le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, cette nouvelle est le résultat d’un travail d’équipe, notamment des employés et des élus du Saguenay.

« Il y a dix ans, on était en mode défense de la survie de Vaudreuil. On s’attendait à ce que ça ferme en 2009, puis en 2012. On est rendu en 2018 et on parle d’investissements », indique M. Gaudreault qui voit dans ce geste une manière de mettre la table à de plus grands projets.