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En maison de transition, il aurait commis une agression sexuelle lors d'une sortie

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Au cours des prochains jours, sept hommes et cinq femmes auront à décider de la culpabilité ou non d’un autochtone soupçonné d’avoir commis une agression sexuelle alors qu’il se trouvait en maison de transition.

En décembre 2013, Hervé Régis se trouvait à la maison de transition Marcel-Caron située sur la rue Kirouac, à Québec, lorsqu’il a obtenu une permission de sortie de 48 heures.

Une dame plus âgée que l’accusé, mais tout de même proche de la famille, l’a alors accueilli chez elle le temps de cette sortie.

Alors qu’il était interdit à l’homme de 44 ans de consommer alcool et drogue, l’individu a tout de même profité de sa soirée pour faire la fête avec la dame qui l’hébergeait et ils ont pris de l’alcool et des méthamphétamines (speed).

Après une nuit blanche, la femme a pris un somnifère pour aller dormir et quelque temps plus tard, lorsqu’elle s’est réveillée, Régis était par dessus elle, pantalon baissé, et il tenait son pénis entre ses mains.

«J’ai senti quelqu’un qui voulait m’écartiller, me pénétrer... J’ai poussé pis j’ai couru dans une autre pièce», a raconté difficilement la dame qui a précisé s’être sentie «sale et mal» à la suite de cet assaut où l’accusé lui avait enlevé le bas de pyjama.

«J’avais peur qu’il aille plus loin, peur qu’il me force... Je l’avais laissé venir chez moi, pour l’aider... Pourquoi il m’a fait ça?», a-t-elle ajouté, en larmes.

Avant de commencer le procès, le président du tribunal, Serge Francoeur, a fait différentes mises en garde au jury qui a été choisi pour juger le fond de cette affaire qui, contrairement à l’habitude et pour une rare fois, se déroulera sous l’œil des caméras.

Dans les prochaines semaines, des images seront prises un peu partout au palais de justice de Québec, dans le but de produire le docuréalité Dans les coulisses du palais, qui va mettre en lumière le quotidien des juges, avocats, greffiers et constables spéciaux qui évoluent au cœur même de la justice.