/news/politics
Navigation

Les partis d'opposition voteront contre le projet de loi qui changera la gouvernance de l'UPAC

periode des questions
Simon Clark/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Malgré le front commun des partis d’opposition, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a défendu bec et ongles son projet de loi donnant plus de pouvoir à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qui sera adopté cette semaine.

« Je suis fier de voter pour ce projet de loi », a affirmé le ministre, signalant ne pas faire « un drame absolu » de la contestation de l’opposition.

« Nous, on va donner les outils à l’UPAC pour être un corps policier en bonne et due forme. Nous, on va créer un comité de surveillance [...]. Et on va prendre la recommandation de la commission Charbonneau pour que le commissaire soit nommé de façon complètement indépendante du gouvernement », a pesté M. Coiteux.

Or, pour le Parti québécois, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire, la seule façon de s’assurer que la nomination est parfaitement indépendante du gouvernement, c’est que l’ensemble des élus puisse participer à sa nomination. Pour cette raison, principalement, les trois partis d’opposition ne comptent pas appuyer le projet de loi 107, dont le vote à l’Assemblée nationale a été remis à plus tard cette semaine.

« Mauvaise idée »

« On pense que c’est une très mauvaise idée de donner plus de pouvoir à une équipe de gestion qui a démontré son incompétence », a affirmé le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, réitérant son désir que le commissaire à l’UPAC soit nommé au deux tiers de l’Assemblée nationale.

Le chef de la CAQ, François Legault, soutient également que l’UPAC doit s’affairer à terminer son travail d’enquête sur le financement du Parti libéral, et ce, avant les prochaines élections. « Je vois les mêmes doutes, les mêmes inquiétudes sur le climat de travail. Je vois qu’après toutes ces années, on n’a toujours pas de conclusion sur l’enquête sur Jean Charest puis Marc Bibeau », a-t-il dit, refusant, comme les autres partis, de réclamer la démission du commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière. « On n’a pas le choix, pour l’instant, de lui faire confiance. »

periode des questions
Photo Simon Clark

Le député de Mercier, Amir Khadir, a souligné quant à lui que ce n’est pas le projet de loi 107 qui va régler les problèmes de l’UPAC. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais monsieur Coiteux déçoit beaucoup », a mentionné le député de QS.

Partenaire

La pression contre ce projet de loi vient également de l’extérieur des murs de l’Assemblée nationale, alors que le syndicat des policiers de la SQ a indiqué craindre la législation en raison du climat de travail très difficile à l’intérieur de l’unité. Toutefois, le ministre Coiteux assure que ce problème peut se régler sans toucher au projet de loi. « Il y a déjà une démarche qui est en cours [...]. On n’a pas à modifier quoi que ce soit dans le projet de loi 107, on a juste besoin de s’asseoir en partenaires et trouver une solution », a-t-il dit.