/opinion/columnists
Navigation

Au diable la diversité

Coup d'oeil sur cet article

En mettant l’accent sur la diversité, nos premiers ministres canadien et québécois ne contribuent pas au bien-vivre ensemble. Leur attitude a un effet contraire, car elle exacerbe les tensions et les méfiances entre différents groupes sociaux. Ils y gagneraient à insister sur les ressemblances plutôt que sur les différences ethniques, religieuses ou culturelles, s’ils souhaitent une meilleure cohésion sociale.

Nourrir le ressentiment

Le premier ministre Trudeau hésite encore, sur la demande du Conseil national des musulmans canadiens, à faire du 29 janvier la journée nationale contre l’islamophobie.

Il profite du Mois de l’histoire des Noirs pour dramatiser le racisme canadien. Quand il ne pleure pas sur le sort des Premières Nations, il s’épanche sur le sort des LGBT ou celui des femmes. Sa source de larmes est intarissable au point où il faudrait se demander si nous ne sommes pas des monstres.

Philippe Couillard collabore doci­lement à cette consécration de la différence et se révèle un ténor pour vanter le multiculturalisme canadien si cher à son homologue fédéral, au point de gommer le caractère distinct du Québec et sa propre culture. Lui aussi n’a pas su faire preuve de la réserve qui sied à son titre, le soir du 29 janvier, et il s’est employé à faire de la petite politique autour des tristes événements commémorés.

Le rassemblement

Nous avons pourtant en commun d’être de la même espèce humaine avec des besoins fondamentaux similaires. Nous occupons un territoire qu’il est nécessaire d’organiser. La langue de communication, la culture et les structures économiques sont des valeurs à partager afin d’éviter de devenir les artisans d’une nouvelle tour de Babel comme nous y entraînent nos premiers ministres avec leur inclination pour le communautarisme.

Le Québec doit nécessairement se construire sur des valeurs communes pour éviter la ghettoïsation et pour favoriser l’émergence d’un projet rassembleur.