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Collision avec un avion à Québec: sans trace du drone, le BST dépose son rapport

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Le Bureau de la sécurité dans les transports (BST) a publié mercredi matin son rapport sur la collision entre un avion et un drone survenue à Québec en octobre 2017. Comme aucun débris du drone n’avait été retrouvé, l’organisme n’a pu tirer aucune conclusion concrète sur l’incident.

Le BST précise avoir mené une «enquête à portée limitée» sur cet événement. On apprend dans le rapport que «l’enquête n’a pas permis d’identifier l’utilisateur du drone impliqué dans la collision avec l’aéronef de Sky Jet M.G. Inc». L’organisme n’a pas non plus établi si le drone était utilisé à des fins récréatives ou non.

Aucun radar de la tour de contrôle de l’aéroport de Québec n’avait détecté l’appareil volant avant la collision et aucun avis d’activité de véhicule aérien non habité n’avait été publié par Transports Canada pour la région à ce moment précis.

Le rapport précise qu’un utilisateur de drone qui contreviendrait aux règles de la même façon que lors des événements du 12 octobre s’exposerait à une sanction pouvant aller jusqu’à 25 000 $ et à des accusations criminelles.

Changements à la loi

Transports Canada a récemment proposé des modifications à la réglementation actuellement en place pour «diminuer les risques pour la sécurité des aéronefs avec équipage». Le rapport de l’enquêteur du BST Kristina Schoos précise que le nombre d’incidents liés aux drones est passé de 41 en 2014 à 148 en 2016.

À la suite de la collision de Québec, le ministre fédéral des Transports s’était dit préoccupé par ces risques. «Je pense que ça va être important de sensibiliser les gens. Il y a des gens qui vont au magasin, qui achètent un drone et qui ne s’informent pas nécessairement des conditions qui sont reliées à l’utilisation de ce drone-là», avait alors insisté Marc Garneau.

Contact à 2500 pieds

La collision entre le drone et l’avion de type Beechcraft King Air A100 s’est produit en début de soirée le 12 octobre dernier, alors que l’appareil était en phase d’approche pour atterrir à l’aéroport de Québec. Au moment de l’approche finale à 2500 pieds, l’équipage a aperçu le drone, «de la taille d’une grosse assiette», devant l’aile gauche. L’impact était inévitable et a immédiatement désintégré le drone, peut-on lire dans le rapport.

À bord de l’avion, personne parmi les deux pilotes et les six passagers n’a été blessé lors de l’incident. Des dommages se limitant à une bosse sur le boudin de givrage de l’aile gauche et des égratignures mineures ont été remarqués à l’atterrissage, mais n’ont eu aucun impact sur le contrôle de l’appareil.