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Du pot québécois dans les SAQ

La Société des alcools du Québec a conclu une entente avec un deuxième producteur, cette fois un producteur québécois.
Photo courtoisie La Société des alcools du Québec a conclu une entente avec un deuxième producteur, cette fois un producteur québécois.

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Six producteurs ont finalement conclu des ententes avec la Société des alcools du Québec (SAQ) pour lui fournir le cannabis qui sera vendu aux Québécois.

Trois de ces producteurs ont des installations au Québec. Parmi eux, un seul a son siège social dans la province, soit Hydropothecary, à Gatineau.

C’est d’ailleurs ce dernier qui obtient la plus grosse part du gâteau et fournira 20 000 kilogrammes de pot à la SAQ, la première année.

La société d’État a estimé, de façon préliminaire, ses besoins à 50 000 kg, a précisé la porte-parole Linda Bouchard.

Le Journal rapportait mercredi qu’une entreprise ontarienne, MedReleaf, fournirait au moins 8000 kg de cannabis par année pendant trois ans.

Les autres producteurs seront Aphria et Canopy Growth pour 12 000 kg chacun. De leur côté, Aurora et Tilray fourniront 5000 kg chacun. Le total des ententes est de 62 000 kg. Hydropothecary fournira ainsi 37 % des besoins de la SAQ.

Canopy Growth et Aurora ont plusieurs installations, dont certaines, au Québec. Tilray est situé en Colombie-Britannique alors qu’Aphria est en Ontario.

Pas de fournisseur officiel

Hydropothecary souhaitait devenir le fournisseur officiel de cannabis pour la SAQ. S’il n’est pas le seul, il sera néanmoins le plus gros, a dit le PDG Sébastien St-Louis.

Par courriel, Mme Bouchard a indiqué que les producteurs devaient avoir les permis requis.

« La réputation, la capacité de livrer au Québec, la qualité de l’offre des produits sont aussi des critères qui ont été considérés », a-t-elle expliqué.

Les députés ont voté une motion à l’unanimité hier à Québec pour que la SAQ « s’approvisionne majoritairement auprès de producteurs québécois ». La motion présentée par le PQ réclame que les producteurs « présentent un financement socialement acceptable », c’est-à-dire exempt d’argent provenant des paradis fiscaux.

– Avec l’Agence QMI