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Il aurait regardé de la pornographie avant d'agresser la femme qui l'hébergeait

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Hervé Régis, un autochtone qui subit actuellement son procès devant juge et jury pour agression sexuelle, aurait regardé des vidéos pornographiques sur lesquelles il s’était «excité», quelques heures avant les événements.

C’est du moins ce qu’est venu raconter un témoin qui, le 11 décembre 2015, soir allégué de l’agression, est passé chez la victime au petit matin.

Le jeune homme a mentionné au jury être arrivé chez la dame vers 1 h 30 du matin.

«Mon amie était dans la cuisine et Hervé dans le salon. Quand je suis allé le rejoindre, il s’est mis à changer de poste et il a regardé une vidéo porno. Il ne parlait pas vraiment et il semblait excité. Il disait des choses sur la fille...», a raconté le jeune homme qui dit avoir rapidement quitté la pièce.

Selon ce qu’il a mentionné à la cour, l’accusé «était feeling sur l’alcool» et ce, malgré le fait qu’il lui était interdit d’en consommer puisqu’il relevait d’une maison de transition.

«Mon amie aussi, je pense qu’elle avait bu», a-t-il ajouté.

La fille de la victime a également témoigné puisque c’est elle qui, une fois mise au courant de l’agression, a jeté l’accusé à la porte.

Le 13, soit deux jours après l’agression reprochée, elle revenait du travail lorsqu’elle a vu un message de sa mère sur Facebook. Un message où elle lui disait être «sous l’emprise d’un agresseur».

«Je me suis rendue chez elle. Elle était dans sa chambre et Hervé était dans l’autre chambre. Il dormait. Je me suis dirigée vers lui et je lui ai dit: “Sors d’ici mon hostie de cochon et ne reviens plus jamais”. Il n’a rien dit. Il a ramassé ses choses et il est parti», a-t-elle dit, visiblement encore ébranlée.

Après, elle dit être restée avec sa mère qui, selon elle, «était brisée».

«Elle a voulu l’aider à s’en sortir et c’est ça qui est arrivé. Pour elle, c’était un échec», a-t-elle ajouté.

Rappelons qu’en décembre 2013, Hervé Régis se trouvait à la maison de transition Marcel-Caron située sur la rue Kirouac, à Québec, lorsqu’il a obtenu une permission de sortie de 48 heures.

La victime, plus âgée que l’accusé, mais tout de même proche de la famille, l’a alors accueilli chez elle le temps de cette sortie.

Après une soirée bien arrosée, la dame a pris un somnifère et elle est allée dormir. Quelques heures plus tard, lorsqu’elle s’est réveillée, l’accusé se trouvait par-dessus elle, pantalon baissé et il tenait son pénis entre ses mains.