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Les Anglos sont meilleurs

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C’est vrai. À bien des égards, les anglophones du Québec sont tout simplement meilleurs que les francophones.

« Quoi ? Mais c’est donc ben épouvantable ! Traître ! Colonisé ! Lâche ! » Ben oui, je le sais que c’est difficile de se l’avouer. Les maudits Anglais, on aime tellement ça les détester. Pour bon nombre d’indépendantistes aux espoirs de pays non assouvis, les anglophones ne représentent que la crainte d’être assimilé, de ne plus jamais pouvoir assister à un spectacle de Paul Piché.

Les faits

Mettons de côté les vieilles rengaines un instant. Il faut avouer que les exemples sont nombreux. Prenons les hôpitaux. Les performances du réseau anglophone ont de quoi faire rougir les administrateurs du CHUM et autres maisons de fous du réseau francophone. Regardez les infirmières. La crise profonde que nous vivons dans le réseau de la majorité n’est pas le reflet de la situation de celle de la minorité. Pourtant, ils ont le même syndicat. Il semble que ce soit notamment la flexibilité dans l’application des conventions collectives qui ferait la différence. Tiens, tiens.

Le réseau scolaire ? C’est connu, le réseau anglophone performe mieux que le réseau francophone. Par exemple, selon des chiffres de 2016, 73 % des francophones obtiennent un diplôme dans le réseau public, comparativement à 84 % des anglophones. C’est une différence énorme. Le bénévolat ? De 11 % supérieur dans la communauté anglaise, selon des chiffres de 2012. Et ainsi de suite.

Aucun hasard

Il ne peut pas y avoir de hasard. Les exemples sont légion et les raisons tout aussi évidentes que multiples. Une plus grande implication des parents dans l’éducation des enfants. Un esprit communautaire davantage perceptible ou encore les effets d’une minorité tissée plus serrée.

Ce n’est pas une affaire de langue, c’est une affaire de culture. Non, nous ne sommes pas parfaits. Oui, nous pourrions apprendre des autres. Peu importe leur langue.