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Utilisateurs fautifs de caméras: des règlements sans mordant dans les CHSLD

Pas de sanctions pour les utilisateurs fautifs de caméras

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Les résidents ou les familles qui ne respecteront pas les nouveaux règlements entourant l’installation de caméras de surveillance dans les CHSLD ne seront pas sanctionnés.

Même si le gouvernement a annoncé une nouvelle réglementation sur les mécanismes de surveillance en CHSLD, cette pratique était déjà légale, que ce soit en résidences privées, intermédiaires ou en CHSLD.

« À partir du moment où c’est le milieu de vie de la personne, elle peut mettre une caméra de surveillance, nous n’avons pas décidé que c’était légal, ce l’était déjà », a indiqué Marc Lapointe, attaché de presse de la ministre responsable des Aînés, Francine Charbonneau, qui n’était pas disponible pour répondre aux questions du Journal.

Suggestion

Ainsi, le gouvernement « suggère fortement » aux utilisateurs de ces caméras de ne pas publier les images sur les réseaux sociaux, mais il ne pourra sanctionner les résidents fautifs, le cas échéant.

« On ne peut pas l’empêcher, puisque les images appartiennent à la personne [qui possède la caméra] », a ajouté M. Lapointe. Le ministère propose plutôt, en cas de maltraitance, de contacter les services policiers ou de se rapporter à la personne ressource désignée par le CHSLD chargée du dossier des mécanismes de surveillance.

Les résidents ou leurs tuteurs pourront donc se procurer l’appareil de leur choix et l’utiliser comme bon leur semble, pourvu que « l’objectif de la caméra ne fixe que le milieu de vie de la personne concernée ».

Pas pour « espionner » les préposés

Toutefois, sans légiférer en ce sens, le ministère de la Famille espère que cette pratique ne servira pas à « espionner ou regarder le résident en temps réel ». « On ne veut pas que ça serve a dénoncer le travail des préposées, qui à 99 % du temps font un excellent travail », ajoute-t-il.

Malgré tout, c’est pour cette raison que Michel Boucher « songe sérieusement » à installer une caméra dans la chambre de sa sœur âgée de 58 ans, qui demeure en CHSLD à Québec. Selon lui, depuis qu’elle a raconté dans nos pages en 2015 ne pas avoir reçu de douche en deux ans, elle est victime d’intimidation de la part de certains employés.

« C’est rendu qu’elle ne veut plus porter plainte, ils la mettent dans sa chambre et elle ne peut pas sortir. Ce n’est pas physique, mais psychologique », estime son frère.