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Le défi Veleno au menu des Remparts

Joe Veleno, acquis par les Voltigeurs des Sea Dogs de Saint John à l’ouverture de la période des échanges, compte 9 buts et 32 points en 19 rencontres avec sa nouvelle équipe.
Photo d'archives, Daniel Mallard Joe Veleno, acquis par les Voltigeurs des Sea Dogs de Saint John à l’ouverture de la période des échanges, compte 9 buts et 32 points en 19 rencontres avec sa nouvelle équipe.

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Les défis ne manquent pas pour les Remparts en cette fin de campagne dans la LHJMQ. Après s’être frottés mardi à l’une des équipes les plus améliorées de la dernière période des transactions, les hommes de Philippe Boucher rendront visite au joueur de l’heure, vendredi soir, à Drummondville.

«C’est aussi une des équipes de l’heure», a prévenu d’emblée l’entraîneur-chef des Remparts quand on a évoqué la confrontation contre les Voltigeurs et un certain Joe Veleno, tout simplement magistral depuis son arrivée dans le Centre-du-Québec. Drummondville (36-15-3) pointe au quatrième échelon.

Le patineur de 17 ans, acquis par les Voltigeurs des Sea Dogs de Saint John à l’ouverture de la période des échanges, compte 9 buts et 32 points en 19 rencontres avec sa nouvelle équipe. Il avait inscrit 30 points en 13 parties avant d’être blanchi lors du deuxième rendez-vous de la Classique hivernale, samedi passé.

Même si Veleno représente un danger assuré pour ses adversaires, Boucher tentera d’employer une stratégie universelle contre la troupe de Dominique Ducharme.

«On est sur la route, alors pourra-t-on matcher [nos joueurs contre leurs joueurs] autant qu’on l’a fait contre certaines équipes à la maison? Ça va être plus difficile. Oui, on va essayer de mettre certains joueurs contre lui, mais ils n’ont pas juste une ligne. Si on passe notre soirée à se concentrer juste sur lui, on va oublier de très bons joueurs», a observé le pilote des Remparts, faisant notamment référence à Yvan Mongo et Robert Lynch.

Bonne lancée

En dépit du revers de 4-1 écopé aux mains des Tigres, mardi, Boucher s’emballe rapidement en repensant au boulot de ses jeunesses sur lames dans les derniers matchs. N’eut été d’un manque d’opportunisme, le résultat aurait pu être fort différent.

«J’aime comment on fait les choses depuis un bon bout de temps. Le premier but, je crois qu’Antoine aimerait le revoir, et le deuxième, on était rendu à trois gars derrière le but. Ce sont de petits détails qu’on ne peut pas se permettre d’échapper à ce temps-ci de l’année et on les a travaillés à l’entraînement», a mentionné le coach.

Côté en confiance

L’attaquant Louis-Filip Côté partageait sensiblement la même vision que son patron.

«Le pointage ne définit pas vraiment le match qu’on a joué. On aurait mérité un meilleur sort. On a frappé trois poteaux durant le match. Parfois, la rondelle ne veut juste pas aller dans le but», a dit celui qui se plaît dans son nouveau rôle de spécialiste du désavantage numérique.

«J’ai pris de la confiance dans ce rôle et j’aime jouer en désavantage, ça m’a donné de la confiance. J’avais joué à cette position plus jeune, soit dans les rangs bantam et midget, mais c’était la première fois dans le junior cette année.»

Comme quoi les points – 18 pour la fierté de Laurier-Station – ne rendent pas toujours justice à l’apport d’un joueur.

Un duel corsé à prévoir en première ronde

À moins d’un miracle, les Remparts termineront la saison au mieux en septième position du classement général. Un scénario qui sera loin d’être idéal en lever de rideau du bal éliminatoire.

Présentement installés au huitième échelon, les représentants de la Vieille Capitale se retrouvent à trois points des Tigres et du septième rang, avec 12 matchs à jouer. Les Tigres ont disputé le même nombre de matchs. Les Olympiques de Gatineau (9e, 62 pts) et les Islanders de Charlottetown (10e, 62 pts) possèdent deux matchs en main sur les Remparts, ce qui annonce une chaude lutte d’ici le dernier week-end d’activités.

S’il est impossible de prédire l’identité de l’adversaire des Remparts en première ronde, il est assuré que celui-ci donnera bien du fil à retordre à la bande de Philippe Boucher, qui n’a pas signé de victoire dans un contexte éliminatoire depuis le printemps 2015.

«On saura les affrontements le dernier samedi, le 17 mars. Est-ce que huit contre neuf sera un bon duel? Absolument. Est-ce qu’un trois contre 14 risque d’être un bon affrontement? Ce le sera aussi. Il faut bien faire les choses. On s’est donné l’objectif d’obtenir l’avantage de la glace. À partir de là, on va affronter qui? Personne n’aura une première ronde facile. On n’est pas encore rendus là, mais ce n’est pas rare dans la LNH qu’il y a des surprises en première ronde où la huitième équipe élimine la première», a avancé le grand patron des opérations hockey.

Deux petites glaces

À Drummondville, les Remparts fouleront l’une des plus petites patinoires du circuit Courteau (190 pieds de long par 85 pieds de large), mais il n’en sera rien comparativement à celle du Palais des sports de Jonquière, qui fait 185 x 85. C’est là où ils se mesureront aux Saguenéens de Chicoutimi, dimanche, en raison de la fermeture temporaire du Centre Georges-Vézina.

«J’aime mieux jouer là-dessus que sur une glace olympique! Ça va ressembler à ce qu’on vit à Rouyn-Noranda où ça apporte certaines difficultés. Ce sera un autre défi. Ça favorise le jeu physique, un aspect où on fait une bonne job.»

Antoine Samuel sera le gardien partant face aux Voltigeurs alors que Dereck Baribeau pourrait être employé face aux Sags.