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[AUDIO] En les qualifiant de «toxiques», Régis Labeaume dit que les radios de Québec sont devenues «désagréables»

Le maire de Québec, Régis Labeaume
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est montré très critique à l’égard des radios de sa ville, lors d’une entrevue accordée à Jean-Sébastien Girard à l’émission Esprit critique diffusée à ICI ARTV.

Dans cet entretien, le maire était invité à s’exprimer plus précisément sur la culture, mais a aussi eu l’occasion de se prononcer sur quelques sujets d’actualité.

Voici quelques passages de cette entrevue. Ces extraits ont été présentés vendredi matin dans l’émission Maurais Live à CHOI Radio X.

À propos des médias

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Didier Debusschere

Q. Est-ce que vous avez pris les journalistes en grippe dans les dernières années, pas juste à Montréal, mais ici un peu, vous étiez très présent au début de votre carrière de maire et là, on dirait que vous commencez à aimer moins les médias.

R. Ben, je n’ai pas besoin d’être présent, ils sont, il y en a à peu près une douzaine qui me suivent. Je vais moins dans les radios, ça ne m’intéresse plus. De moins en moins. J’y vais encore un peu, mais de moins en moins parce que c’est rendu désagréable pas mal. Je vais dans certaines radios, mais dans d’autres, j’ai décidé que c’était terminé. On n'y va plus.

 

À propos des subventions culturelles

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens LeBlanc

Q. Vous allez subventionner à hauteur de 7 M$ le fameux Diamant dont on entend parler beaucoup sur l’espace de création et de diffusion. On vous a beaucoup reproché chez vos détracteurs, le financement de cet espace-là. Je sais qu’à Montréal, souvent, je pense à la Maison symphonique, quand on a voulu mettre ça sur pied, la critique venait souvent de Québec. Pourquoi c’est si difficile à Québec de faire comprendre aux gens que ça vaut la peine l’investissement culturel?

R. Ben, écoutez, il y a ce qu’on appelle un prisme déformant à Québec. Il y a certaines radios à caractère toxique là et on a l’impression qu’eux, dans le fond, possèdent la vérité. L’important c’est de faire comme moi et de ne pas les écouter. Je fais ce que j’ai à faire. Je ne les écoute pas.

 

À propos d’André Arthur

L'animateur André Arthur
PHOTO d'archives, DIDIER DEBUSSCHÈRE
L'animateur André Arthur

Q. Est-ce que le départ d’André Arthur c’est une bonne ou une très bonne chose pour Québec? (Question provenant de Guy A. Lepage)

R. Écoute, je ne me suis pas encore ennuyé! J’ai essayé la semaine passée et je n’ai pas été capable! Je travaille encore là-dessus!

Q. Elle vous énerve cette radio-là?

R. Ça va aller, ça va aller parce que Québec c’est d’autre chose que la radio, parce que ça m’énerve aussi qu’elle soit comme ça, mais que veux-tu? C’est de même!

 

À propos de Valérie Plante

La mairesse de Montréal, Valérie Plante
Photo Agence QMI, Dario Ayala
La mairesse de Montréal, Valérie Plante

Q. Qu’est-ce qui vous a fait le plus rire de la dernière campagne électorale à Montréal? La défaite de Denis Coderre ou la victoire de Valérie Plante?

R. Je refuse de répondre à cette question! Ça me fait de la peine pour Denis et j’aime beaucoup Valérie, alors je suis vraiment politiquement correct. C’est correct ça? C’est quasiment langue de bois! [...] On était amis et en même temps, Valérie est adorable, puis je trouve qu’elle est très intelligente, alors c’est la fatalité de la politique.

Q. Qu’est-ce que vous pensez de ce qui lui arrive?

R. Ben, je pense que l’épreuve est venue tôt. [...] À l’ère des communications aujourd’hui, le problème c’est qu’il y a tellement de chroniqueurs dans les médias au Québec, alors de trouver un sujet parmi 53 chroniqueurs c’est compliqué, alors aussitôt qu’il y a quelqu’un, quelque chose qui va de travers, tout le monde saute dessus! Mais en même temps, les taxes, il ne faut pas jouer avec ça. [...] La machine bureaucratique est bien pesante, elle peut bouffer, elle peut avaler un politicien très facilement, je peux vous dire ça.