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10 questions sur les chansons qui nous trottent dans la tête

Young woman listening to music via headphones on the street
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Avez-vous parfois ou souvent un air ou un bout de chanson qui tourne en boucle dans votre tête ? Ces airs répétitifs et incontrôlables, nous sommes, paraît-il, nombreux à les subir. Qu’en est-il ? Peut-on s’en libérer ? Comment ?

1. De quoi s’agit-il? Ce sont les Allemands qui les premiers ont nommé ces ritournelles « Ohrwurm » ; c’est devenu « earworm » en anglais, puis « ver d’oreille » en français. C’est vrai qu’à la longue on a l’impression de quelque chose de visqueux qui s’incruste.

2. Qui en est victime? On rapporte généralement que 90 % des gens en seraient affectés environ une fois par semaine. Selon le professeur James Kellaris, pratiquement tout le monde (de 97 à 99 % des gens) serait touché au moins une fois de temps en temps. Certains peuvent subir ces petits airs plusieurs fois par jour.

3. Visuel ou auditif? Comment ces chansons réussissent-elles à s’infiltrer dans notre cerveau ? On n’en sait pas grand-chose à vrai dire. D’un point de vue psychologique, cela s’apparenterait à l’imagerie mentale. De la même manière qu’on visualise des objets, des lieux ou des gens, on entend des sons. Évidemment, certains voient davantage tandis que d’autres entendent.

4. Qui est touché? Les femmes (aucune idée de la raison) et les musiciens ainsi que les mélomanes seraient plus affectés par le problème.

5. Pourquoi? La plupart des gens détestent cette écoute obligatoire. Mais si vous avez récemment entendu une chanson 15 fois (parce qu’elle vous plaisait beaucoup), les risques sont élevés que les paroles et l’air se soient gravés dans votre tête. C’est un intrus, mais un intrus à qui vous avez ouvert la porte.

6. Qui sont ces indésirables? Ces chansons collantes ont des caractéristiques particulières, affirme la chercheuse Kelly Jakubowski : un tempo assez rapide, une mélodie plutôt banale et répétitive, et un ou deux sursauts d’originalité. Elles sont juste un peu dépaysantes.

7. Pires, les comptines? Les comptines sont un exemple parfait de ritournelle qui vous colle au cerveau. Si vous écoutez : « Cerf, cerf, ouvre-moi, ou le chasseur me tuera, lapin, lapin, entre vite me serrer la main... », vous n’allez plus pouvoir vous en sauver.

8. Est-ce un nouveau problème? Sur une vidéo Ted-Ed, Elizabeth Margulis pose la question : « Les nouvelles technologies sont-elles responsables de ce problème ? » Il paraît que non, même si le fait d’écouter de la musique avec des écouteurs peut certainement accentuer la chose. Déjà en 1876, l’auteur Mark Twain avait écrit une nouvelle dans laquelle il cherchait à démontrer qu’on n’a pas vraiment le contrôle de ce qui se passe dans notre cerveau. C’est exactement ce que nous enseignent ces vers d’oreille.

9. Quand? Cela survient davantage pendant qu’on fait une activité peu prenante : en manque d’action et d’occupation, notre cerveau trouve une occupation. En y pensant, c’est vrai, c’est souvent au réveil, pendant qu’on attend que le café soit prêt, en marchant, en attendant l’autobus...

10. Que faire? Il n’y a pas de recette magique pour se délivrer de ces bouts de chansons, mais on peut essayer en s’occupant l’esprit. Il s’agit, affirme le psychologue Ira Hyman, « d’engager cognitivement notre cerveau ». Mais pas trop. Résoudre une anagramme, dit-on, ferait travailler notre tête, juste assez ! On construit des mots différents avec les mêmes lettres : crâne, écran, nacre... chine, chien, niche... En se concentrant sur un travail, une lecture, un jeu, on pourrait réussir à faire taire la petite chanson. Mais, personnellement, s’il faut faire des anagrammes, je crois que je vais garder la petite chanson.