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La charge (mentale) du lave-vaisselle

Le lave-vaisselle
Photo courtoisie

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L’humoriste Léa Streliski, chroniqueuse humour pour La Presse, a pondu un traité empirique sur l’obsession des hommes à bien charger le lave-vaisselle. Allez le lire, c’est amusant et bien écrit, comme c’est généralement le cas avec Léa. J’vous attends ici en plaçant convenablement et efficacement les trucs dans le panier d’ustensiles.

Je vais tenter d’éclaircir un peu la question de cette tension sous-jacente des couples modernes et professionnels de 2018.

Établissons d’abord que le chargement du lave-vaisselle fait partie de l’expertise limitée (nous préférons plutôt le terme ciblée ou spécialisée) des hommes dans la domesticité. Au même titre que l’obsession à fermer les lumières en sortant d’une pièce et à baisser la température du système de chauffage le soir ou quand nous sommes absents.

Notre obsession pour la répartition logique et égalitaire des items dans le lave-vaisselle tient d’abord d’une inquiétude pour l’état de la planète, mesdames. Un peu comme vous et le recyclage. Parce qu’on a beau mettre de côté nos 5 cacannes par semaine,  si l’on dépense l’eau et l’électricité à laver cinq fois l’assiette avec l’oeuf collé, non seulement ça s’annule mais d’après moi on en doit une à Gaia.

C’est un peu la dictature du Cascade Pod, bienheureux cousin non-comestible du Tide Pod. Pour être efficace, on doit lui laisser le chemin libre. À la Gaétan Barrette, mettons.

Conscience environnementale donc, de un. De deux, égalité des sexes.

Chère Léa, chère Monic, il faudrait applaudir cette inversion des rôles traditionnels. Ce secteur où, pour une fois, Monsieur est le perfectionniste et madame la “botcheuse”. Oserais-je dire qu’il s’agit d’un geste féministe? J’ose!

Un effort conscient par votre homme de réduction de cette charge mentale qui vous accable quotidiennement. Monsieur vous dit: “chérie, voici un aspect de notre quotidien que tu n’as pas à gérer. Voici comment faire, il n’y a qu’à suivre mes instructions”.

Je trouve, personnellement, que c’est un geste émouvant de notre part: de vous donner cette occasion d’exercer le lâcher prise.

Remarquez, si ce moment d’anarchie domestique vous fait plaisir, lâchez-vous lousse, comme on dit. On verra si vous trouvez ça aussi drôle dans l’armoire à serviettes.