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Labeaume et les petits chatons

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Si j’étais un des conseillers du maire Labeaume, je lui ­recommanderais de faire régulièrement le tour des radios de Québec pour accorder des entrevues aux animateurs de radio parlée.

Au lieu de faire la guerre aux radios et de les qualifier de « toxiques » comme il l’a fait en entrevue à ARTV la semaine dernière, il devrait plutôt s’en servir.

Il n’aurait aucune difficulté à remettre des animateurs à leur place.

Je lui dirais d’aller voir même les plus criards et agressifs. Surtout ceux-là.

Par expérience, au fil des années, j’ai constaté que plusieurs de ceux qui jappent fort dans leur studio ou sur Twitter et Facebook se transforment comme par magie en petits chatons inoffensifs quand ils ont le maire devant eux !

Ne riez pas, j’en ai déjà vu un littéralement trembler, assis devant le maire, au moment de l’interviewer.

Les plus démagogues sont aussi souvent les plus faciles à « boucher » en vrai face à face.

POSER DES QUESTIONS

Il reste que les radios de Québec sont bonnes. Bien meilleures que celles de Montréal, à part peut-être pour Paul Arcand, le seul à poser les « vraies questions » dans la métropole.

Le maire Labeaume devrait être fier que des radios passent des heures à questionner et à parler des enjeux reliés à la politique municipale.

Quatre radios privées qui parlent à longueur de journée. C’est un phénomène unique en Amérique et démocratiquement très sain.

CHAISE VIDE

Être critiqué, j’imagine que ça peut devenir tannant pour un élu. Mais Québec ne sera jamais la Corée du Nord.

Et la stratégie de la chaise vide est la pire.

Les centaines de milliers de ­citoyens qui écoutent chaque ­semaine le FM 93, Énergie, CHOI et BLVD ne sont certainement pas tous des imbéciles.

C’est un peu à eux que le maire s’en prend quand il s’en prend aux radios.