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[PHOTOS] Entraînement de David Saint-Jacques: les astronautes sont des surhommes

David Saint-Jacques avec l'instructrice de l'appareil SAFER, un propulseur dorsal d'urgence.
Alexandre Legault-Déry David Saint-Jacques avec l'instructrice de l'appareil SAFER, un propulseur dorsal d'urgence.

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Deuxième journée à accompagner David Saint-Jacques dans son entraînement. Les formations filent à un rythme inouï. Si nous savons intuitivement que les astronautes sont des surhommes (et des surfemmes), assister à leur entraînement témoigne de leur force herculéenne, autant physique qu’intellectuelle.

La NASA à Houston ressemble à un campus universitaire situé à l’extérieur d’un centre urbain. Le centre-ville de Houston est à 45 minutes d’autoroute. Il y a un champ (avec un tracteur et des vaches!) juste à côté du hangar géant abritant la mythique fusée Saturn V, celle-là même qui a propulsé les missions Apollo vers la Lune. Le contraste frappe.

La fusée Saturn V: la plus grande, la plus lourde, la plus puissante.
Alexandre Legault-Déry
La fusée Saturn V: la plus grande, la plus lourde, la plus puissante.

D'abord quelques chiffres: les 100 édifices du Johnson Space Center (le nom officiel de ce campus de la NASA) couvrent 6,6 km2. 3200 fonctionnaires y chapeautent la formation et le perfectionnement de 110 astronautes. Comme une université, une impression de calme se dégage des lieux, malgré le fait qu’il y ait toujours des gens en déplacement d’un pavillon à l’autre.

Sur place, nous sommes pris en charge par des accompagnateurs certifiés de la NASA qui surveillent chacun de nos déplacements. Nos accès sont limités et ce sont les accompagnateurs qui décident de ce qu’on peut faire - et de ce qu’on ne peut pas faire. Le fond militaire de la NASA n’est jamais bien loin.

Malgré la prise en charge semblable à un camp de vacances (un space camp?), il nous est possible de contempler quelques édifices. La NASA n’hésite pas à mettre en scène son histoire et sa grandeur; chaque occasion est bonne pour mettre des combinaisons en vitrine, pour exposer des photos des navettes spatiales et pour afficher les écussons produits pour chaque mission. Il ne fait aucun doute que la solennité des lieux impressionnerait même le plus blasé des visiteurs.

L'un des nombreux écussons de la NASA.
Alexandre Legault-Déry
L'un des nombreux écussons de la NASA.

 

Entraînement 1: laboratoire de réalité virtuelle

Comme on peut s’en douter, David Saint-Jacques doit connaître par coeur, comme des automatismes, des centaines de gestes fort spécialisés. La logique des formations est donc de réviser les mêmes notions des douzaines de fois afin que les gestes deviennent des réflexes une fois rendu à la Station spatiale internationale. C’est le cas de cette formation de réalité virtuelle à propos du SAFER.

Le SAFER tient lieu pour «Simplified Aid For EVA Rescue» (EVA tient lieu pour «Extra Vehicular activity» - la NASA est la reine des acronymes). Il s’agit d’un réacteur dorsal d’urgence, qui n’est à activer que dans le cas où un astronaute est détaché de la Station spatiale internationale lors d’une promenade dans l’espace. Aucun astronaute ne souhaite l’utiliser, mais chacun d’entre eux doit savoir comment ça marche.

Le SAFER se porte comme un sac à dos.
Alexandre Legault-Déry
Le SAFER se porte comme un sac à dos.

Le meilleur moyen de recréer sur Terre ce que c’est de flotter dans l’espace sans câble de sécurité est la réalité virtuelle. David Saint-Jacques a donc enfilé un casque, s’est fait lancer hors de la Station spatiale internationale, et il a dû manoeuvrer le SAFER pour y revenir sain et sauf.

David Saint-Jacques en réalité virtuelle.
Alexandre Legault-Déry
David Saint-Jacques en réalité virtuelle.
L'attirail du laboratoire de réalité virtuelle permet une immersion particulièrement efficace.
Alexandre Legault-Déry
L'attirail du laboratoire de réalité virtuelle permet une immersion particulièrement efficace.

 

Entraînement 2: simulation du Canadarm 2

Voici un autre entraînement où la répétition est importante. Le fameux Canadarm 2 sert notamment à attraper les véhicules spatiaux de ravitaillement nécessaire à l’équipage de la Station spatiale internationale. Si, sur les images que nous en voyons parfois, le tout semble statique, ces véhicules se déplacent à 28 000 km/h, rien de moins! Savoir comment manipuler le Bras canadien est donc particulièrement important.

Le Canadarm 2 sert notamment à attraper des véhicules avec des nouvelles provisions pour la Station spatiale internationale.
Alexandre Legault-Déry
Le Canadarm 2 sert notamment à attraper des véhicules avec des nouvelles provisions pour la Station spatiale internationale.

La simulation se fait dans un dôme recréant ce qui est vu à partir de la coupole d’observation de la Station spatiale internationale. C’est comme un planétarium ultra-technologique.

David Saint-Jacques travaille dans la réplique de la coupole de la Station spatiale internationale.
Alexandre Legault-Déry
David Saint-Jacques travaille dans la réplique de la coupole de la Station spatiale internationale.

Avec ce feu roulant de formations, on pourrait croire que David Saint-Jacques est déjà prêt pour aller à la Station spatiale internationale, qu’il a même hâte. À notre grande surprise, il nous a avoué qu’il ne se sent pas encore tout à fait prêt d’y aller. Il sait qu’il a encore des choses à apprendre avant de pouvoir entreprendre son expédition en novembre prochain.

Mais avec ce qu’on voit depuis hier, force est de constater qu’être astronaute, c’est être mécanicien, médecin, athlète, scientifique, ingénieur et technicien en robotique. Tout ça en même temps


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