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Une femme a été sauvée grâce à des appels automatisés

Une octogénaire de Saint-Thérèse veut faire connaître le programme PAIR

Colombe Vanier, 83 ans, et l’agent préventionniste Éric Huard incitent tous les aînés vivant seuls à s’inscrire au programme PAIR.
Photo Frédérique Giguère Colombe Vanier, 83 ans, et l’agent préventionniste Éric Huard incitent tous les aînés vivant seuls à s’inscrire au programme PAIR.

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Une femme de 83 ans considère qu’elle doit la vie à un programme d’appels de sécurité automatisé qui lui a permis d’avoir de l’aide rapidement après avoir été victime d’un AVC le mois dernier.

Depuis qu’elle a perdu l’amour de sa vie à l’hiver 2016, Colombe Vanier vit seule dans son condo de Sainte-Thérèse, sur la Rive-Nord.

« Il me manque énormément », confie la veuve, les yeux dans l’eau.

Bien qu’elle soit engagée dans plusieurs activités communautaires et qu’elle a de bons amis, rares sont ceux qui prennent le temps de lui téléphoner. C’est pour cette raison que la femme, qui n’a jamais eu d’enfant, est à fleur de peau lorsqu’elle parle de la journée du 13 janvier dernier.

Comme elle le fait chaque jour, Mme Vanier s’est levée autour de 7 h 30 et s’est dirigée vers la cuisine afin de préparer le petit déjeuner. Elle n’a pas eu le temps de s’y rendre puisqu’elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Lors de sa chute, elle s’est fêlé deux côtes, ce qui l’a empêchée de se relever. Autour de 8 h, le téléphone a sonné. C’était le premier appel automatisé quotidien du programme PAIR, un service offert gratuitement aux aînés québécois.

Comme elle n’a pas répondu au premier coup de fil, deux autres ont suivi. Toujours pas de réponse.

Alerte envoyée

C’est à ce moment que le voisin de la dame, qu’elle avait inscrit comme répondant et qui possède une clé de son condo, a été contacté par un préposé du 911. Ce dernier a découvert Mme Vanier souffrante et couchée sur le sol, peu avant 9 h.

« Ça m’a sauvé la vie, souffle-t-elle. J’aurais pu rester à terre longtemps. En plus, j’ai été traitée rapidement. On m’a vite retiré un caillot au cerveau et j’ai moins de séquelles aujourd’hui. »

Même si elle était impatiente de recevoir de l’attention médicale, Colombe Vanier était rassurée lors de son attente de moins d’une heure et demie.

« J’ai entendu les trois appels, je savais que quelqu’un allait venir assez rapidement », se souvient-elle.

C’est l’agent Éric Huard, de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, qui a convaincu l’octogénaire de s’inscrire au programme PAIR lors d’une visite de routine en 2016.

« Elle m’avait confié que son mari était hospitalisé et qu’elle vivait seule depuis peu, se remémore le policier. Elle était autonome et bien organisée, j’ai jugé que le programme serait parfait pour elle. »

Lorsqu’elle s’est inscrite, Colombe Vanier était loin de se douter que celui-ci lui sauverait la vie moins de deux ans plus tard.

Hospitalisée pendant deux semaines à la suite de son AVC, la veuve a reçu son congé et commence tranquillement à reprendre sa routine. L’octogénaire, qui maintient une bonne forme malgré tout, est impatiente de participer à nouveau aux dîners communautaires de son association d’aînés, de jouer aux cartes avec ses amies, d’aller voir un film ou encore une pièce de théâtre.

 

Le programme PAIR

Instauré au Québec depuis environ 20 ans

Deux types d’appels offerts :

  • Appel de sécurité où le téléphone sonnera jusqu’à trois fois avant que de l’aide ne soit envoyée au domicile.
  • Appel pour faire penser aux usagers de prendre leur médication.
  • 6000 personnes inscrites aux appels de sécurité
  • 2500 personnes inscrites aux rappels de médicaments
  • 100 personnes sauvées chaque année

♦ Pour plus d’informations, contactez le 1 877 997-7247