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En quête de sensations fortes

En quête de sensations fortes
photo courtoisie Le choix de la présidente

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Le Théâtre Prospero, qui aime faire découvrir de nouveaux auteurs à ses spectateurs, récidive avec la toute première pièce d’Édith Paquet. Cette comédie dramatique, qui a déjà fait l’objet d’une lecture publique lors du festival Zone Homa en 2016, raconte la vie d’une jeune femme, Mélanie, qui vit avec la peur maladive de vivre une vie sans extase qui s’apparente à la banalité.

« Je me suis inspirée d’une amie, une jeune femme qui s’appelle Mélanie pour écrire cette pièce », confie d’entrée de jeu la jeune auteure Édith Paquet qui est aussi comédienne et qui fera partie de la distribution. Si Mélanie existe véritablement, ce personnage central de la pièce représente uniquement le point de départ, puisque l’auteure s’est aussi inspirée d’autres femmes en y ajoutant une part de fiction.

« Mélanie m’est apparue comme un personnage symbolique qui incarnait une foule d’autres jeunes femmes », ajoute-t-elle.

Elles sont souvent dans la trentaine et se posent plusieurs questions existentielles. « On se demande si on doit se marier, si on aura des ­enfants ou encore si l’on doit changer de ­carrière », précise-t-elle.

Quête de sens

À travers une quête de sens, on verra que Mélanie (Véronique Pascal) est à la recherche de l’équilibre dans sa vie. « Elle cherche la joie, la paix, mais aussi l’illumination », souligne l’auteure.

Déjà, Mélanie a expérimenté la drogue et multiplié les relations amoureuses pour finalement aboutir vers des déceptions. De plus, son travail en tant qu’agente au bureau de l’assurance-emploi la rend malheureuse. « Elle n’a aucune possibilité de dépassement de soi dans ce travail », fait remarquer Édith Paquet qui incarnera une professeure de Yoga.

Lorsque le présent est synonyme de cul-de-sac et que l’avenir semble angoissant, la jeune trentenaire tentera de donner un sens à sa vie. Sa rencontre avec son ex-amoureux ne fera rien pour arranger les choses.

Cherchant le dépassement de soi, Mélanie s’intéressera au yoga. Prenant à cœur cette discipline, elle plongera dans tout ce qui entoure le yoga et la ­méditation, espérant y trouver le bonheur et l’extase tant recherchés.

Suicide de son père

Outre les multiples questions existentielles qui ponctuent le quotidien de Mélanie, un événement traumatisant a aussi perturbé sa vie. « Son père s’est suicidé », révèle l’auteure. Cette mort abrupte et difficile à accepter a laissé des séquelles que la jeune trentenaire parvient difficilement à effacer.

À travers sa quête vers le mieux-être, Mélanie passera d’un extrême à l’autre, en poussant ses limites toujours plus loin. Au passage, elle fera la rencontre de divers personnages tout aussi colorés les uns que les autres. Tandis que l’un d’eux a connu une forte dépendance à la drogue, un autre est porté vers les mantras au point d’associer sa sérénité à un problème de santé mentale.

Bien qu’elle aura à prendre plusieurs détours, on nous dit que Mélanie devrait parvenir à trouver ce qu’elle recherche, soit une forme de paix et de bonheur.

Mélanie sans Extasy

  • Auteure : Édith Paquet
  • Mise en scène : Nicolas Gendron Distribution: Marc-François ­Blondin, Louis-Olivier Mauffette, ­Édith ­Paquet, Véronique Pascal et Éric Robidoux
  • Du 27 février au 17 mars
  • Au Théâtre Prospero (Salle intime)