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Très belle performance

Marie-Philippe Poulin



Pratique Rouge et OrRemparts
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Photo d'archives Le Canada a dépassé hier le nombre de médailles remportées à Vancouver, puis à Sotchi. On voit ici Marie-Philip Poulin à son retour, en 2014.

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PYEONGCHANG | Le Canada a dépassé le nombre de médailles récoltées à Vancouver en 2010 et à Sotchi en 2014. C’est un immense exploit puisque pour Vancouver, les gouvernements et les grosses multinationales et compagnies canadiennes avaient mis le paquet pour que le pays n’ait pas honte devant la visite.

On se rappelait trop les Jeux de Montréal et de Calgary où les médailles avaient été rarissimes. Les hôtes avaient été les seuls à ne pas célébrer le party.

Tous ces efforts avaient porté leurs fruits. Ce qui est encore mieux, c’est que l’élan de Vancouver a été conservé par les dirigeants du Comité olympique. On a fait des efforts inouïs pour trouver de l’argent, beaucoup d’argent, des dizaines de millions.

Le Canada a bien paru à Londres, aux Jeux d’été. Rio a encore été mieux. Toujours cet élan porté par les investissements majeurs dans le sport. Quant aux Jeux d’hiver, Sotchi a été un succès éclatant avec une médaille de plus que Vancouver. Et voilà que Pyeongchang va dépasser Vancouver et Sotchi.

Les équipes actuelles ont de l’expérience. Le grand défi de Tricia Smith, la nouvelle présidente du Comité olympique canadien, sera de trouver les millions et de pousser la grosse machine bureaucratique du COC.

L’argent pourrait être difficile à assurer. Les deux prochains Jeux seront encore présentés en Asie. Tokyo en 2020 et Pékin en 2022. On le voit avec Pyeongchang, il sera encore plus ardu de convaincre les annonceurs d’injecter des millions dans des Jeux qui seront présentés de nuit au Canada.

«Beaucoup» va se jouer au bureau de Gary Bettman.