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Hommage en santé

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Il y a un an, je perdais mon grand-père paternel. Il ne put se battre contre un virulent cancer au cerveau. Nous avons traversé cette épreuve en famille. Alors que nous n’entendons que des commentaires négatifs sur le réseau et son manque d’empathie, je choisis de rendre hommage à ces gens qui lui ont permis, nous ont permis, de vivre ses derniers moments difficiles avec un peu de douceur.

Hôpital

Certes, tout n’a pas été rose. À l’hôpital, avant que mon grand-père soit transféré dans une aile aux soins palliatifs de Notre-Dame-de-la-Merci, la famille a dû compenser le manque de préparation du médecin responsable qui a mal évalué l’état de confusion de mon grand-père et n’avait pas prévu de préposé pour le surveiller de nuit.

Nous nous sommes relayés et, heureusement, les infirmières et le personnel présents ont su nous aider à le rassurer et à en prendre soin.

Soins palliatifs

Son arrivée aux soins palliatifs, bien que très émotive pour la famille, fut l’un des plus beaux moments. Les soins furent sans faille. Même quelques heures avant sa mort, le personnel l’a lavé et replacé dans sa position préférée, sur le côté, alors qu’il était dans un coma depuis plus de 24 heures.

Nous avons pu le veiller toute la nuit, sa femme, ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petites-filles couchés sur le sol de sa chambre avec des couvertures et des oreillers fournis par le personnel.

Au moment de son départ, j’étais seule avec lui. Je lui chantais les berceuses qu’il nous chantait et lui rappelais nos bons moments. Le personnel fut discret, mais bien présent. Il est parti doucement.

Et si on laissait le personnel nous montrer toute son empathie au lieu de l’assommer avec des mesures administratives ? Peut-être pourrions-nous sauver notre système un doux moment à la fois.