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Kean heureux de se battre à Québec

Simon Kean affrontera le Mexicain Ignacio Esparza le 7 avril au Centre Vidéotron

Simon Kean
Photo Stevens LeBlanc Simon Kean

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Avant d’en découdre au mois de juin avec Adam Braidwood, qu’il attend depuis des mois, le poids lourd Simon Kean ne se tournera pas les pouces. Véritable étoile montante de la boxe au Québec, Kean trépigne d’impatience de livrer un premier combat au Centre Vidéotron, le 7 avril prochain, contre le Mexicain Ignacio Esparza (21-2, 14 K.-O.).

Le Trifluvien (13-0, 12 K.-O.) fera les frais de la finale du premier gala d’Eye of the Tiger Management (EOTTM), présenté à l’amphithéâtre de Québec, aussi le premier en plus d’un an dans l’édifice ouvert depuis l’automne 2015. L’organisation espère attirer 4000 spectateurs. 

« Les gens de Trois-Rivières aiment 100 fois mieux venir à Québec qu’aller à Montréal, alors je suis confiant d’avoir un bon support ! » a lancé Kean en boutade pendant la conférence de presse.

« Je vois cela comme un cadeau, car ça faisait longtemps que je voulais venir me battre à Québec. C’est une ville que j’aime et qui me fait vraiment penser à Trois-Rivières, mais en plus grosse. Ça va me donner l’opportunité de me faire connaître ici », a-t-il renchéri par la suite en entrevue.

Ce choc contre Esparza surviendra deux mois avant celui qui a déjà été annoncé contre Braidwood, un colosse qui a terrassé Éric Martel-Bahoéli en février 2017 au Centre Vidéotron. Quelques mois plus tard, Tim Hague décédait après avoir subi une raclée dans le ring contre Braidwood, à Edmonton. 

Un gros défi préparatoire

Même si Kean est conscient du défi qui l’attend contre cet ancien joueur de la Ligue canadienne de football, toute son attention est pour l’instant tournée vers son prochain adversaire, qu’il estime tout aussi dangereux. 

« Adam Braidwood, il est fort et spectaculaire, mais ce n’est pas un bon boxeur. C’est un bon parleur, mais ce n’est pas un bon boxeur. Je pense qu’Esparza est meilleur que lui, si ça se trouve. L’autre vole l’attention, mais si on parle de boxe, je crois qu’on aura un meilleur combat », a tranché le pugiliste de 29 ans, qui mettra son titre intercontinental IBO en jeu contre le Mexicain.

Surnommé le « Grizzly », Kean a liquidé l’Américain Alexis Santos à son dernier choc, le 10 février dernier, à Shawinigan, pour conserver sa fiche immaculée. Le site spécialisé Boxrec place cet olympien des Jeux de Londres au 36e rang parmi les poids lourds de la planète.

D’autres galas à venir

Cette première association entre le Centre Vidéotron, Gestev et EOTTM devrait déboucher sur la présentation d’autres soirées de boxe dans l’avenir.

« On aimerait faire des galas à long terme à Québec. Notre gala du 7 avril se fait dans l’optique qu’on veut bâtir notre marché à Québec pour les gars de Québec, et on espère pouvoir écrire de belles pages d’histoire de la boxe québécoise dans les années à venir », a promis le président d’EOTTM, Camille Estephan.Martel-Bahoéli veut terminer en beauté

Martel-Bahoéli veut terminer en beauté

Éric Martel-Bahoéli sort de sa retraite afin de livrer – pour vrai, cette fois – son dernier combat chez les professionnels. C’est à la demande de Simon Kean à l’endroit de Camille Estephan que le boxeur de Québec fera partie de la première carte d’EOTTM au Centre Vidéotron, le 7 avril.

Éric Martel-Bahoéli et Simon Kean
Photo Stevens LeBlanc
Éric Martel-Bahoéli et Simon Kean

Âgé de 36 ans, Martel-Bahoéli (11-7-1, 7 K.-O.) veut faire oublier sa triste performance du 24 février 2017 alors qu’il avait été mis knock-out par Adam Braidwood devant ses partisans. Même s’il avait annoncé sa retraite au terme de ce combat, le poids lourd n’a jamais véritablement été en mesure de tourner la page sur cet épisode.

«Je suis un fighter dans l’âme, alors c’est sûr que j’allais accepter. Je veux effacer ça. Ça n’a pas été facile pour moi, le combat a tourné en boucle sur TVA Sports pendant des mois! Je n’étais plus capable. Je compte livrer une bonne performance», a émis le principal intéressé, un ami de longue date du cogneur de Trois-Rivières.

«Simon voulait venir à Québec, mais il m’avait dit qu’il fallait absolument qu’Éric fasse partie du gala.  Éric le mérite, je trouve qu’il a fait beaucoup pour la boxe dans les dernières décennies On va lui donner un défi, ce ne sera pas un combat donné», a soutenu le président d’EOTTM.

Martel-Bahoéli a assuré qu’il fera ses adieux une fois pour toutes à l’issue de ce duel de six rounds. Advienne que pourra.

Boxeurs aux anges

Membres de l’écurie d’Estephan, Vincent Thibault (3-0, 1 K.-O.) et Clovis Drolet (5-0, 3 K.-O), originaires de Québec, commençaient à peine à réaliser qu’ils se battront devant les leurs. Leur adversaire sera annoncé plus tard.

«C’est en partie un rêve qui se réalise. C’est merveilleux. Je vais me battre au Centre Vidéotron où il y a eu de gros combats par le passé. Ça me procure de l’énergie, c’est motivant et ça me donne la concentration nécessaire», a souligné Thibault, un ex-champion canadien amateur.

«Mon dernier combat à Québec remonte à 2015, ça fait un bout! J’ai hâte de montrer comment j’ai changé. Lors de tournois en boxe amateur, on pouvait connaître notre adversaire le jour même. Ça m’a préparé à faire face à tous les styles de boxe», a ajouté Drolet, jadis sur l’équipe nationale.


Les billets seront mis en vente mercredi, à 10h.