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La direction de l’aéroport défend sa gestion

Le président Gaëtan Gagné se dit satisfait de son bilan

Le président et chef de la direction de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec, Gaëtan Gagné (à droite), a tracé jeudi un bilan positif de l’année 2017. Il est ici accompagné d’André Fortin, président du conseil d’administration de la société privée à but non lucratif chargée de la gestion de l’aéroport.
Photo Jean-François Desgagnés Le président et chef de la direction de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec, Gaëtan Gagné (à droite), a tracé jeudi un bilan positif de l’année 2017. Il est ici accompagné d’André Fortin, président du conseil d’administration de la société privée à but non lucratif chargée de la gestion de l’aéroport.

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Tout va bien à l’aéroport de Québec. « On n’en voit pas de problème », s’est défendu Gaëtan Gagné, président et chef de la direction.

M. Gagné a réagi jeudi aux propos du maire de Québec qui a mis en doute les conclusions du rapport de l’expert engagé par l’aéroport.

L’économiste Michael Tretheway affirme que l’aéroport est désavantagé par rapport à d’autres aéroports, car il doit s’acquitter d’impôts fonciers parmi les plus élevés au Canada.

« Tout à coup, c’est la faute des taxes foncières. Je ne pense pas qu’il est là, le problème. On va essayer de trouver le problème. Le comité va faire un rapport », a affirmé M. Labeaume, mercredi.

Lors de la création de la loi accordant le statut de capitale nationale à la Ville de Québec, le gouvernement de Philippe Couillard s’était engagé à réduire les taxes foncières de l’aéroport de Québec à un niveau équivalent à la moyenne nationale.

« M. Couillard va régler le dossier. C’est lui qui a cela en main. Le travail est commencé. On attend les résultats », a affirmé M. Gagné.

« On rencontre les objectifs »

Entre temps, le président a défendu son bilan jeudi lors de l’assemblée générale. Les vols hebdomadaires sont passés de 350 à plus de 420, notamment avec la bonification de l’offre de services de WestJet.

« On est très à l’aise. On rencontre les objectifs. Les vérificateurs nous considèrent comme de très bons gestionnaires. Il n’y a pas de “yes man” autour de la table », a renchéri André Fortin, président du conseil d’administration de la société privée à but non lucratif chargée de la gestion de l’aéroport.

L’exercice financier, qui a pris fin le 31 décembre 2017, a été marqué par une hausse de 3,4 % du nombre de passagers, qui a atteint un sommet à 1 670 880.

Montage financier à compléter

Les travaux de construction du centre de prédédouanement pourraient débuter au printemps prochain et ils nécessiteront un investissement de 75 M$, auxquels il faut ajouter les coûts d’opération qui seront à la charge de l’aéroport.

« Si les gouvernements ont un intérêt à nous aider dans la construction de l’édifice, l’opération, on va être capable de s’en occuper », a ajouté M. Gagné.

Les coûts d’opération pourraient varier de 5 à 6 M$ par année. L’aéroport analysera la possibilité d’imposer des frais spéciaux pour les utilisateurs du centre de prédédouanement qui voyagent en direction des États-Unis.

► L’inauguration de la nouvelle aérogare et la réfection de la piste principale ont marqué l’année 2017.

BILAN 2017 EN CHIFFRES

  • 61,9 M$ : Produits (+5,1 %) | 53,3 M$ : Charges
  • 25,2 M$ : bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA)
  • 8,3 M$ : résultat global
  • 616,7 M$ : valeur des actifs
  • 1 740 809 $ : rémunération de la haute direction (7 personnes)