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Dernière soirée pour le Savini

Le propriétaire du Savini, Yanick Parent
Photo Jean-François Desgagnés Le propriétaire du Savini, Yanick Parent

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Un autre chapitre se termine dans l’histoire de la Grande Allée, alors que le restaurant Savini ouvre ses portes pour la dernière fois, samedi.

«C’est une page qui se tourne pour la Grande Allée, mais aussi pour le monde de la restauration à Québec», affirme le propriétaire Yanick Parent.

Même si la vente au brasseur belge Frédéric Van der Kelen n’est pas encore officialisée, le 680 Grande Allée ferme ses portes, le temps de se refaire une beauté à temps pour l’été, espère M. Parent. Il souhaite pouvoir ouvrir la nouvelle brasserie avant la fête de la Saint-Jean-Baptiste. Celui qui est aussi propriétaire des restaurants Bello et la Buche assistera M. Van der Kelen pendant au moins un an, afin de l’aider à se lancer dans sa nouvelle aventure.

En plus de ses bières, l’homme d’affaires de 84 ans, qui est aussi propriétaire du Château Haut Saint Georges en France, devrait aussi importer son propre vin chez nous. Le brasseur belge qui a l’an dernier acquis la microbrasserie de l’île d’Orléans et promit d’y investir 3 M$, compterait également étendre ses tentacules à Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver au cours des prochaines années.

Une brasserie moderne

Exit la cuisine italienne, le bar à vins et les spectacles d’acrobates en soirée. D’importantes rénovations seront effectuées dans les locaux du Savini, qui abritera, promet-on, une brasserie au décor moderne. «Un architecte est venu récemment et il a fait des plans. Je n’ai rien vu, mais je sais que ce sera de très gros changements et ce sera très beau», mentionne M. Parent, précisant qu’il n’y aura plus de références au restaurant de 250 places ouvert depuis novembre 2009.

Le propriétaire du Savini, Yanick Parent
Photo Jean-François Desgagnés

Un menu réduit, axé sur les différentes variétés de bières de la brasserie de Bruxelles sera mis en place. M. Parent indique également qu’aucun employé ne sera remercié.

Prêt à tourner la page

En pourparlers depuis près de six mois, M. Parent se dit aujourd’hui prêt à tourner la page sur le Savini. «Il n’y a pas un restaurant qui a roulé comme ici au début, c’est impossible. Mais, ça avait diminué. C’était stable depuis deux ans.», mentionne-t-il.

«L’endroit jet set»

La dernière soirée s’annonce également haute en couleur, pour rendre hommage au restaurant qui aura été «l’endroit jet set à Québec». «Tout le monde venait ici, les vedettes, les politiciens, c’était malade!», se rappelle M. Parent, qui a d’abord été gérant du restaurant lors de son ouverture, à l’époque propriété du restaurateur James Monti.