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Mikaël Robidoux, le rescapé

L’attaquant des Remparts, qui a subi une ablation de la rate en janvier, déjoue les pronostics et jouera vendredi soir

Contrairement à ce qu’avaient annoncé ses médecins, Mikaël Robidoux sera en uniforme vendredi soir contre l’Armada.
Photo d'archives, Agence QMI Contrairement à ce qu’avaient annoncé ses médecins, Mikaël Robidoux sera en uniforme vendredi soir contre l’Armada.

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Moins de deux mois après avoir failli y passer sur la patinoire du Centre 200 de Sydney, l’attaquant Mikaël Robidoux s’apprête à faire un pied de nez au chirurgien qui lui avait annoncé que sa saison était terminée alors qu’il affrontera l’Armada de Blainville-Boisbriand vendredi soir à Québec.

Le 17 janvier dernier, à la suite d’un contact anodin dans la rencontre contre les Screaming Eagles du Cap-Breton, l’énergique patineur des Remparts de Québec a été transporté d’urgence à l’hôpital pour soigner une hémorragie interne où il a dû subir une splénectomie – ablation de la rate – en pleine nuit.

Il a été contraint d’être cloué à son lit d’hôpital pendant une semaine, soutenu par son père débarqué dans les heures suivant la délicate opération, pendant que ses coéquipiers rentraient au bercail après ce séjour dans les Maritimes. N’eût été une intervention rapide du personnel médical des Eagles et du thérapeute sportif des Remparts, Steve Bélanger, les conséquences auraient pu être dramatiques pour le joueur natif de La Prairie.

«Le médecin m’a dit qu’une chance que je suis allé à l’hôpital rapidement parce que j’aurais pu me vider de mon sang. Veux, veux pas, ça te joue dans la tête et tu te dis que tu es chanceux. Et ç’a fait du bien quand mon père est arrivé», s’est souvenu Robidoux au terme de son deuxième entraînement régulier depuis le début de sa réadaptation.

À contre-courant

Si l’annonce du médecin a miné son enthousiasme sur le moment, Robidoux n’avait pas l’intention de lui donner raison et de rater l’ensemble du reste de la campagne, séries éliminatoires incluses. Remis rapidement sur pied, l’athlète de 5 pi 11 po et 187 lb a mis les bouchées doubles en salle avant de refouler la glace. Au cours des derniers jours, il a pu troquer le chandail vert réservé aux joueurs ne pouvant recevoir de contacts pour l’uniforme régulier à l’entraînement.

«Aussitôt que j’ai eu le feu vert de Steve, je n’ai pas perdu de temps. J’étais censé être chez moi pour quelque temps, mais dès qu’il m’a texté pour me dire que je pouvais recommencer à faire du vélo, je suis revenu à Québec et avec David Rodrigue [préparateur physique] dans le gym, on a travaillé fort.

«Je suis parti avec l’idée de déjouer les pronostics et je pense que c’est ce que je suis en train de faire. Quand je suis sorti de l’opération, le médecin m’a dit que ma saison était terminée et de me reposer. Sur le coup, j’étais déçu pas mal, mais de voir que j’ai déjoué les pronostics comme ça, c’est le fun», a reconnu l’attaquant de 18 ans qui dispute une troisième campagne dans la LHJMQ.

Retour bienvenu

L’hôpital de Sydney devrait d’ailleurs recevoir un coup de fil bientôt! «C’est sûr que je vais le laisser savoir à quelqu’un de là-bas [que je suis de retour].»

Robidoux totalisait sept buts et neuf mentions d’aide en 40 rencontres avant de tomber au combat. C’est cependant son jeu physique (80 minutes de pénalité) et son travail à forces égales (+14) qui manquent à ses coéquipiers malgré leur actuelle série de succès.

«Robidoux est une partie très importante de notre alignement, surtout à ce temps-ci de l’année. Son style de jeu est approprié en fin de saison ainsi que pour les séries», a souligné l’entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher.

Et le principal intéressé, qui doit s’habituer à vivre avec un système immunitaire diminué, n’éprouve aucune crainte à l’idée de recommencer son manège sur la glace.

«Il ne faut pas. J’essaie de m’ajuster. Par exemple, durant les pratiques, je demande à [Andrew] Picco de venir me brasser, car je sais qu’à 220 lb, il est capable ! Je me prépare à me mettre dans le bain pour affronter de gros gars et de ne pas avoir froid aux yeux.»

Dans le calepin...

  • On savait qu’il allait être bon, mais Alexis Lafrenière est carrément remarquable. En marquant deux fois contre les Saguenéens, mercredi soir, le prodige de 16 ans de l’Océanic de Rimouski est devenu le premier joueur de cet âge à inscrire plus de 40 buts en une saison depuis un certain Sidney Crosby, qui avait secoué les cordages à 54 reprises en 2003-2004 avec la formation du Bas-Saint-Laurent. Il compte 76 points en 54 rencontres.
  • Il était connu dans les sphères du circuit Courteau que la relation entre Mario Durocher et son directeur général à Val-d’Or, Pascal Daoust, en poste depuis deux ans, était loin d’être au beau fixe. Sa décision de rompre les liens avec l’organisation qu’il a menée au championnat éliminatoire en 2014 a été longuement mûrie. «J’y réfléchissais depuis quelque temps. Je n’ai pas eu un mot avec à la période des transactions. Je ne sentais pas que j’apportais quelque chose [...] C’est un jeu, il faut être heureux, et je sentais que ça commençait à avoir des effets sur les joueurs. C’était rendu trop pour moi. Ce n’est qu’une personne, l’organisation a été super correcte avec moi.»
  • Les représentants des Wildcats de Moncton ont reçu, jeudi, la visite du comité de sélection indépendant qui déterminera la ville hôtesse pour le tournoi de la Coupe Memorial au printemps 2019. Ils répéteront le même exercice au cours de la journée à Halifax, l’autre ville candidate. Le commissaire Gilles Courteau accompagne les cinq membres du comité dans ce voyage.
  • Belle initiative que celle des Wildcats qui replongeront dans le passé le temps d’un match samedi soir contre le Titan d’Acadie-Bathurst alors qu’ils porteront l’uniforme des Hawks de Moncton qui ont évolué dans la Ligue américaine de 1987 à 1994. Cet hommage à l’ancien club-école des Jets de Winnipeg se fait en marge de la dernière campagne au vétuste Colisée qui laissera sa place à un amphithéâtre flambant neuf au centre-ville à l’automne après 45 ans d’opération.