/sports/opinion/columnists
Navigation

Le CH laisse filer Alex Barré-Boulet: une belle occasion loupée

L’équipe de recruteurs du Canadien dirigée par Trevor Timmins a une fois de plus raté une belle occasion d’offrir la chance à un joueur d’ici de se faire valoir au sein de l’organisation.
Photo d’archives, Agence QMI L’équipe de recruteurs du Canadien dirigée par Trevor Timmins a une fois de plus raté une belle occasion d’offrir la chance à un joueur d’ici de se faire valoir au sein de l’organisation.

Coup d'oeil sur cet article

Encore une fois, le Canadien a laissé filer un joueur québécois qui était dans sa cour en Alex Barré-Boulet. Le Canadien n’a tout simplement pas le droit de faire ça.

C’est malheureux puisqu’il a des exemples sous ses yeux, dont Jonathan Marchessault, l’exemple qui se rapproche le plus du cas de Barré-Boulet. Le directeur général adjoint, Julien BriseBois, continue ainsi à faire son travail, aidé de son recruteur au Québec, Michel Boucher, que j’ai bien connu quand je dirigeais les Draveurs de Trois-Rivières.

À cette époque, Michel s’occupait des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. C’est un gars dévoué et passionné. Il a travaillé avec le Canadien en compagnie de Denis Morel. Ce sont deux hommes qui travaillaient fort.

Quand tu regardes le Lightning, ils ont pigé à deux mains dans la LHJMQ depuis quelques années avec les Kucherov, Palat, Marchessault, Gourde et maintenant Barré-Boulet. Je lève mon chapeau à Julien BriseBois et à Michel Boucher. Ils viennent jouer dans les plates-bandes du Canadien, qui laisse passer ça. Parce que les dirigeants du Canadien vont trouver le petit Russe entre deux arbres en Sibérie, mais ils ne voient pas le petit gars de Repentigny. Ça n’a pas de bon sens !

Et je ne blâme pas les recruteurs du Canadien au Québec, qui font probablement des recommandations à Trevor Timmins. Je suis entièrement d’accord avec les propos de Marc De Foy, qui se demandait dans notre édition d’hier si ces derniers étaient véritablement écoutés. Et pourquoi Michel Boucher est-il rendu à Tampa Bay ?

Quand Marc Bergevin est arrivé en poste, il avait dit que les Québécois étaient une priorité pour lui. Visiblement, c’était une promesse en l’air, un peu comme quand le capitaine affirme qu’il va apprendre le français alors que ça ne se produit pas. J’essaie de m’imaginer comment le Canadien travaille et ça ne me rentre pas dans la tête.

Des millions gaspillés

Dans les dernières années, le CH a été capable d’offrir des millions aux Semin, Hemsky et compagnie, plutôt que de faire confiance à un Québécois. On m’a dit que le Canadien a fait une offre à Barré-Boulet à la fin, mais elle était inférieure à celle du Lightning. Je le répète : on n’a pas le droit de les laisser aller ! En plus, l’embauche de joueurs québécois ferait plaisir aux amateurs. Des joueurs comme Marchessault et Gourde, ils se débattent. Souvenons-nous aussi de Desharnais, il a fallu qu’il prouve des choses pour atteindre la LNH.

Il faut arrêter de dire que ce sont de petits joueurs. C’est devenu monnaie courante depuis quelques années dans la LNH. À Montréal, l’organisation a eu son lot de joueurs de petit gabarit et on a voulu repêcher de gros gars sans talent. On continue à faire jouer Jacob De La Rose même s’il n’y a rien qui débloque. C’est comme si l’organisation voulait se prouver qu’elle avait raison dans son cas.

Une cote en baisse

Les critères d’une bonne organisation, c’est la victoire, le repêchage, le développement, le leadership et l’intensité. On ne voit plus ça chez le Canadien. Or, ces qualités, on les voit à Boston, Tampa, Nashville, Winnipeg et Pittsburgh, entre autres. Les joueurs clés chez les Penguins, ils ont été repêchés par l’organisation. Après quoi l’équipe a fait des ajouts avec des transactions et des signatures de joueurs autonomes.

Le CH ne doit pas devenir les prochains Oilers d’Edmonton ou les Coyotes de l’Arizona.

– Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Un gars de la place à Toronto

Mark Hunter, qui est l’un des deux directeurs généraux adjoints des Maple Leafs, est natif de l’Ontario. Avant ça, il avait fait partie du groupe des opérations hockey des Knights de London pendant plus de 15 ans, équipe dont il est toujours copropriétaire. Personne au Canada ne connaissait plus les équipes juniors que lui. Depuis leur remaniement, les Leafs sont redevenus une organisation de qualité.

Les Bruins à surveiller

Il faudra surveiller les Bruins avec l’acquisition de Rick Nash, ce qui permettra à David Krejci de jouer avec un vétéran plutôt qu’avec les jeunes membres de l’organisation. À Tampa Bay, le nouveau duo McDonagh-Hedman me fait penser à la combinaison Pronger-Niedermayer quand ils ont gagné la coupe Stanley avec les Ducks en 2007.

Quand le pointage était serré et qu’il ne restait que cinq minutes, ils restaient toujours sur la glace. Parlant du Lightning, il faut considérer le DG Steve Yzerman parmi les meilleurs directeurs généraux de la ligue, tout comme David Poile à Nashville et Jim Rutherford à Pittsburgh.

Intérêt monstre à Seattle

Il y a un gros intérêt pour la Ligue nationale à Seattle. Les 25 000 dépôts pour l’achat d’éventuels abonnements de saison le démontrent bien. Ça veut dire que les billets vont peut-être être les plus chers dans la LNH. Je pense que la réponse aurait été aussi positive à Québec, mais on voulait un club dans l’Ouest, c’était écrit dans le ciel.

Gary Bettman va proposer son directeur général pour cette nouvelle concession, lui qui aime contrôler tout ce qui se passe. Dans le cas de Vegas et de George McPhee, il a eu la main heureuse. De plus, la nouvelle formule du repêchage d’expansion n’est aucunement comparable à celle que les Predators, les Blue Jackets et le Wild ont vécue. En plus, il y aura une rivalité naturelle pour Seattle avec Vancouver.