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Ils feront pression pour que Ouellet cède sa place

Les dissidents souhaitent la tenue d’un vote de confiance lors d’un congrès spécial

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet

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Les sept députés qui ont claqué la porte du Bloc québécois la semaine dernière veulent continuer de mettre la pression sur la chef Martine Ouellet pour qu’elle cède sa place, quitte à devancer la tenue d’un vote de confiance. 

Outre un bref communiqué publié dimanche dans lequel ils notent que « l’impasse perdure », aucun des sept députés ne s’est exprimé publiquement pour le moment.  

Or, en coulisse, une rencontre se dessine pour voir comment maintenir la pression sur la chef dans le but qu’elle quitte ses fonctions, a-t-on appris de sources proches du groupe. 

« Tout est sur la table », a indiqué l’une de ces sources. 

Congrès spécial

L’une des options envisagées serait de forcer la tenue d’un congrès spécial avec à l’ordre du jour un vote de confiance sur la chefferie de Martine Ouellet, comme le prévoient les statuts et règlements du BQ. 

Pour ce faire, il faut que 25 associations locales présentent une résolution au bureau national qui a, alors, 21 jours pour tenir ce congrès spécial.

Avec l’appui des sept députés démissionnaires et de la vingtaine d’ex-députés qui ont signé la lettre dans le journal Le Devoir réclamant la tête de Mme Ouellet, le compte y est, fait valoir une autre source proche des dissidents. 

Pas avant 2019 

Samedi, après avoir obtenu l’appui unanime des membres du bureau national du parti, Mme Ouellet a indiqué que le prochain vote de confiance à son égard aurait seulement lieu en mai 2019.

« Je ne démissionne pas. Je n’abandonne pas. J’ai reçu un mandat et je suis là pour les militants », a-t-elle clamé de nouveau lors d’une entrevue sur les ondes de LCN dimanche.

Martine Ouellet a soutenu avoir tenté de discuter avec les parlementaires démissionnaires, sans succès. « Je les ai rencontrés. J’ai même essayé d’en joindre certains. Je n’ai même pas eu de retour d’appel. Oui, l’ouverture, elle est là. Au bureau national, on les a invités à venir échanger. Ils ont refusé l’invitation », a-t-elle expliqué.

Plutôt improbable

Devancer un vote de confiance reste toutefois « plutôt improbable », indique une autre source proche du groupe de dissidents. Les sept députés et les membres permanents de leurs associations locales ont été privés des listes de membres de leurs circonscriptions après l’éclatement du caucus mercredi dernier.

Le travail de terrain pour mobiliser les membres s’en trouve compliqué. 

Cette situation est toutefois temporaire, indique le président du bureau national et député, Mario Beaulieu.

« On va contacter les associations locales. On voulait attendre de statuer sur la question de leurs députés », a-t-il expliqué.