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Dire les vraies choses

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BOSTON | Parfois, dire les vraies choses sans entourloupettes, ça permet de redresser des situations.

Que ce soit dans une entreprise, un couple ou même un club de hockey professionnel.

Comme ceci :

« Il n’y a aucun doute que c’est une saison très décevante. La performance de l’équipe est inacceptable compte tenu du temps et de l’argent que nous avons investi. C’est un échec retentissant. »

Intéressant, n’est-ce pas ? Vous avez raison, ça s’applique parfaitement à la saison médiocre du Canadien. Mais c’est le PDG des Bruins, Charlies Jacobs, qui a fait cette déclaration sans dentelle le 7 janvier 2015.

Jacobs venait tout juste d’être nommé à son poste et les Bruins se dirigeaient vers une exclusion des séries, quatre ans seulement après leur conquête de la coupe Stanley.

Le directeur général Peter Chiarelli en a payé le prix une semaine plus tard.

Les Bruins ont raté les séries deux années de suite, mais ont trouvé le moyen de redresser la barque avec un virage jeunesse impressionnant et la mise en place d’un système de jeu dynamique favorisant l’attaque.

Ils ont dirigé pas moins de 50 tirs au filet hier. Ils ne lâchent jamais.

Jacobs s’en réjouit maintenant.

« Le plus rassurant c’est que nous avons des jeunes qui seront très bons, fort possiblement des joueurs d’impact, alors je suis très excité », a-t-il récemment mentionné.

Geoff Molson pourra-t-il lui aussi dire les vraies choses au terme de la saison ?

Car comme à Boston il y a trois ans, c’est également un échec retentissant à Montréal. Et on ne sent pas de ligne directrice claire au sein de l’organisation sur les solutions à apporter.

Price : pas intouchable

Et disons les vraies choses.

Carey Price ne devrait plus être un intouchable dans cette équipe, qui se débrouille assez bien, merci, depuis qu’il est sur la touche, avec Antti Niemi et Charlie Lindgren.

Niemi a été phénoménal hier. Dommage pour lui, il ne méritait certainement pas la défaite.

Malgré ce revers, le Canadien s’est serré les coudes toute la soirée. Il n’a pas perdu en temps régulier à sept derniers matchs (3-0-4).

Une séquence qui laisse entrevoir des possibilités. La relance de l’organisation passe peut-être par un changement de cap majeur.

Difficile d’entrevoir un avenir radieux avec tant d’argent alloué à la position de gardien, vous ne trouvez pas ?

Le Canadien devra trouver le moyen d’être créatif comme les Bruins l’ont été. Et ne pas rater son coup au prochain repêchage.

Mais à ce chapitre, disons que la confiance ne règne pas.