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Deux géants en apprentissage chez le Rouge et Or

Hugo Dupuis et Jordan Duprey comptent surprendre leur entraîneur

Hugo Dupuis
Photo collaboration spéciale, Kevin Kolczynski Hugo Dupuis espère se tailler une place dans la formation du Rouge et Or cette saison.

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ORLANDO | Habitués de dominer dans les rangs collégiaux avec les Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’ailier espacé Hugo Dupuis et le demi-inséré Jordan Duprey ont vécu une situation totalement inversée à leur première campagne universitaire alors qu’ils n’ont pas été habillés pour une seule rencontre.

«Mon orgueil en a pris un coup, a confié Dupuis. C’est la première fois de ma vie que je n’étais pas partant et, en plus, je n’ai pas été habillé un seul match. Ce fut assez difficile. Après mûre réflexion, j’ai réalisé que tu dois travailler fort pour obtenir ce que tu veux et tu ne l’auras pas tout de suite. Tu dois être constant. J’ai parlé à Guillaume [Rioux] et je me suis investi davantage dans la compréhension des concepts, ce qui va améliorer mon temps de réaction.»

«Ce fut difficile parce que je ne suis pas habitué à vivre une telle situation et que c’était une première pour moi, de renchérir Duprey, qui a fait la pluie et le beau temps avec son pote Dupuis avec les Géants. Chacun a un rôle dans l’équipe. Pour certains, c’est d’être en uniforme et pour d’autres, c’est d’être sur le scout team. Tu dois être un bon joueur d’équipe.»

Pas surpris

Dupuis n’a pas été surpris de la tournure des événements. «Je m’attendais à ça, a-t-il indiqué. Lors du recrutement, des équipes me disaient que je ne jouerais pas tout de suite à Laval et j’en étais conscient, mais je visais un développement à long terme sur une période de quatre à cinq ans. Je crois que cette façon de voir les choses va m’apporter quelque chose de beaucoup plus bénéfique que si j’avais joué tout de suite avec une équipe un peu moins forte.»

«La compétition permet de te pousser à un niveau que tu n’aurais peut-être pas atteint ailleurs parce qu’il n’y aurait eu personne pour aller chercher le meilleur niveau possible, de poursuivre l’ailier espacé de 6 pi 3 po et 205 livres. Ça va bien en Floride et je travaille avec Marc-Antoine [Pivin]. Pour cette année, j’espère obtenir du temps de jeu. Je pratique sur les unités spéciales, ce qui est nouveau pour moi, et ça peut devenir une porte d’entrée. Il y a toujours de la place pour des gars grands, gros et forts sur les unités spéciales. J’ai beaucoup parlé à Marco Dubois, qui est le capitaine des unités spéciales et qui fait tout un travail. Je peux me diriger vers ça et je serais heureux.»

Différence

Duprey ne veut pas se fixer d’objectifs. «Je ne me mets pas de pression, a-t-il indiqué. Je veux jouer et je veux gagner. Je vais travailler fort chaque jour et on verra quel sera mon rôle quand la saison va débuter. J’en suis à mon deuxième camp de printemps et on peut voir une différence. J’ai amélioré mes techniques et je connais mes tracés et où me placer quand je sors du caucus. Le jeu se passe moins vite.»

Lui aussi dans la cuvée de recrutement des receveurs de 2016, Mathieu Robitaille a participé à deux rencontres l’an dernier à sa saison recrue. «Je me pose moins de questions et je connais plus le cahier de jeux, a indiqué le demi-inséré. Je vise toujours le meilleur. J’ai disputé deux parties l’an dernier et je veux être habillé plus souvent cette année.»

Départs

Antony Dufour a complété son stage universitaire et trois autres receveurs pourraient partir pour la LCF. Tyronne Pierre et Étienne Moisan prendront part au camp national d’évaluation à Winnipeg, et Marco Dubois sera en action au camp régional le 7 mars à Montréal.

Alexandre Savard de retour comme ailier rapproché

Hugo Dupuis
Photo Didier Debusschère

Alexandre Savard est de retour comme ailier rapproché.

Après un essai au camp de printemps l’an dernier et en début de saison, Savard était retourné comme ailier espacé dans les formations à cinq receveurs en fin de campagne. Le Rouge et Or s’était tourné vers un centre arrière avec l’émergence de Simon Gingras-Gagnon.

«Je veux juste contribuer, a souligné le produit des Cheetahs de Vanier. Même si je demeure un joueur avec pas tellement d’expérience comme ailier rapproché, on n’a pas besoin de retourner à la base et on peut rentrer de nouvelles choses en Floride. J’adore la position d’ailier rapproché. L’an dernier, on m’a ramené comme ailier espacé pour les besoins de l’équipe. Les entraîneurs savent ce qu’ils font en fonction des besoins de l’équipe et tu n’as pas un mot à dire.»

En profiter

Pour le moment, le coordonnateur offensif Justin Éthier souhaite utiliser Savard uniquement à la position d’ailier rapproché afin qu’il puisse se consacrer à une seule tâche.

À son dernier camp de printemps, Savard veut profiter de chaque moment. «Nos années universitaires sont les plus beaux moments de notre vie et je veux en profiter au maximum, a-t-il souligné. Dans ma tête, c’est ma dernière année de football et je veux gagner une autre Coupe Vanier. Je ne pense pas aux rangs professionnels.»

Savard a été sélectionné pour le Défi Est-Ouest, qui aura lieu le 12 mai au PEPS.

«Parce que je suis un joueur encore dans l’ombre, comparativement à des gros noms comme Mathieu Betts, Vincent Desjardins et Samuel Thomassin, qui ont été sélectionnés, j’ai été agréablement surpris de ma sélection. C’est un honneur et une belle opportunité de me comparer aux meilleurs joueurs au pays. J’ai hâte au match.»

Le botteur Dominic Lévesque complétera le quintette du Rouge et Or au Défi Est-Ouest.

Commotion cérébrale

À l’instar de l’ailier espacé Marc-Antoine Pivin, Savard a subi une commotion cérébrale à la Coupe Vanier après un plaqué à la tête qui a valu au joueur fautif une pénalité de rudesse de 15 verges.

«C’était ma première en carrière et je n’ai pas eu de séquelles, a-t-il indiqué. Avec l’adrénaline et parce que je ne savais pas à quoi m’en tenir, je suis revenu pour quelques jeux. J’ai par la suite réalisé que j’étais étourdi et j’ai quitté pour suivre le protocole.»