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Grève générale illimitée des CPE au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Grève générale illimitée des CPE au Saguenay-Lac-Saint-Jean
PHOTO TVA, ANDRÉANNE LAROUCHE

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La crainte de nombreux parents s'est confirmée au Saguenay-Lac-Saint-Jean: plus de 500 éducatrices, affiliées à la CSN, ont déclenché la grève générale lundi matin.

Vingt-deux centres de la petite enfance (CPE) sont donc fermés pour une durée indéterminée.

Les travailleuses sont sans contrat de travail depuis presque trois ans. Vingt séances de négociations ont eu lieu en 18 mois. Les dernières discussions entre les deux parties, qui se sont déroulées vendredi dernier, se sont mal terminées.

Le Syndicat des travailleuses des CPE met en doute la bonne foi et la volonté de l'employeur de négocier.

«Il y a même des employeurs dans certains groupes qui avaient téléphoné, avant même que la négociation commence, pour dire que la grève aurait lieu, donc de passer les restes dans les cuisines, et de congeler ce qu'il y avait comme nourriture», a affirmé, en point de presse, la présidente du syndicat, Nathalie Duperré.

Les négociations achoppent sur deux éléments, soit le fractionnement d'une semaine de vacances et l'implantation d'une banque de temps pour les employées qui sont sur une liste de rappel. Ces demandes, selon le syndicat, n'engendrent aucun coût supplémentaire.

«Plus de 50 % de nos membres, ce sont des gens qui sont sur la liste de rappel et qui ont beaucoup d'ancienneté. On a des travailleuses qui ont 20 ans d'ancienneté. Pourquoi elles n'auraient pas le droit d'avoir des congés elles aussi?» a lancé Mme Duperré.

«Personne ne veut aller dans la rue et être en grève. On espérait beaucoup de la rencontre de vendredi. Faut pas lâcher, on continue et on tient à nos revendications», a affirmé Nancy Girard, une éducatrice rencontrée sur les lignes de piquetage.

La partie patronale a refusé d'accorder une entrevue à la caméra. Dans un communiqué de presse, les directions des CPE déplorent que le syndicat ait choisi la confrontation. Elles rappellent que les éducatrices bénéficient déjà de bonnes conditions de travail.

Pendant ce temps, ce sont les parents qui en paient le prix. Près de 1500 enfants sont privés de service de garde et on ignore pour combien de temps.