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Pourquoi pas un métro!

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Tant qu’à étudier la possibilité de faire passer le potentiel tramway de Québec dans un tunnel de deux kilomètres entre la basse ville et la rue des Érables, pourquoi ne pas oser étudier sérieusement l’option d’un vrai métro reliant les banlieues à la colline parlementaire ?

Tant qu’à dépenser des milliards...

Dans une ville comme Québec, il est difficile d’imaginer un moyen de transport en commun terrestre qui pourrait vraiment devenir attrayant au point de retirer des autos de la route.

Pourquoi?

Pas assez rapide, trop d’arrêts à faire, désagréable à utiliser en hiver.

Avec un métro, on serait ailleurs.

GUERRE À L’AUTO

Mais pour ceux qui mènent une guerre contre l’auto, le métro ne sera jamais envisagé.

D’abord, un métro n’enlève pas de place à la voiture sur les routes.

Le tramway, lui, représenterait un symbole, une victoire importante pour les verdoyants puisqu’il circulerait sur une voie jadis occupée par des automobiles.

D’ailleurs, le tunnel prévu dans le projet de tramway présenté dans les pages du Journal hier risque de faire crier les lobbys qui prônent les investissements massifs en transport en commun.

Et un métro vers les banlieues pourrait aussi, à leurs yeux, favoriser ce qu’ils appellent l’étalement urbain.

Un métro risquerait aussi d’être trop efficace. Plus besoin de venir vivre en ville.

Parce qu’il ne faut jamais oublier que ceux qui font la guerre à l’auto rêvent surtout à la fin du mode de vie à l’américaine.

Le bungalow, le driveway, la piscine en arrière, ça les fait vomir.

PETITE VILLE

Vous trouvez ça farfelu de penser à un métro pour Québec ?

Je peux comprendre. Ça coûterait cher pour une si petite population.

Cela nous ramène à une réalité.

Québec est une belle ville. Une ville prestigieuse.

Mais Québec n’est pas une ville très populeuse.

D’où la difficulté à justifier les dépenses en transport en commun.