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Il en faudra plus

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Pour un premier match, ça ne passera pas à l’histoire. Peut-être que la nervosité et le stress ont influencé le résultat. Autant pour l’Impact que pour les Whitecaps, c’était le début de la saison, l’occasion de retrouver un semblant de cohésion et de chasser la rouille.

Certes, nous avons eu droit à deux, trois bons flashs qui ont donné vie à cette rencontre, mais n’en demeure pas moins que chaque club a fait preuve d’inconstance et commis beaucoup d’approximations.

Personnellement, je m’attendais à plus des Whitecaps. Les locaux ont eu le meilleur en première mi-temps, mais le Bleu-blanc-noir a tout de même réussi créer une ou deux occasions dangereuses. En contrepartie, le XI montréalais s’est montré solide défensivement, l’engagement de tous les joueurs a été exemplaire.

Malgré tout, Kei Kamara — la bête noire de l’Impact — a encore causé beaucoup de difficulté à la défense des hommes de Rémi Garde. En fait, il a fallu 45 minutes à ces derniers pour se rendre compte qu’on avait été trop respectueux envers les Whitecaps.

Bref, une moitié de match à jouer trop prudemment. Ce ne sera pas assez pour s’installer au sommet de cette ligue.

L’apport du magicien

Ce n’est plus un secret, l’Impact a besoin d’Ignacio Piatti. Quand le magicien a commencé à être plus engagé dans le jeu en deuxième mi-temps, la performance offensive du Bleu-blanc-noir a pris du mieux.

Paradoxalement, les Whitecaps ont aussi connu leurs meilleurs moments en quelques minutes en deuxième période. Et c’est, comme on dit en anglais, le « suspect habituel » qui a fait mal à l’Impact. Kamara a marqué un 10e but en 17 matchs contre l’Impact grâce à une superbe tête dans la surface de réparation.

Même si la manœuvre était magnifique, le marquage des défenseurs montréalais aurait dû être plus serré. Ou encore, on aurait peut-être dû doubler son escorte parce qu’on savait que les Whitecaps allaient envoyer une tonne de centres vers ce grand attaquant.

Au final, le but était difficile à réaliser et n’a laissé aucune chance à Evan Bush.

En fait, je dirais même que les trois buts marqués dans cette rencontre en ont donné pour leur argent aux partisans. Ces trois réussites sont parfaites pour les faits saillants des bulletins de nouvelles, mais on en prendrait un peu plus en 90 minutes.

Le nouveau venu de l’Impact Saphir Taïder a eu de bons moments et à l’image de son équipe, il a commencé à sortir de sa coquille offensivement en deuxième mi-temps. Matteo Mancosu, qui doit prouver sa valeur cette saison, a été plus actif dans la seconde partie de la rencontre et les deux arrières latéraux ont aussi été plus visibles dans le camp adverse.

Même si je considère les Whitecaps comme une des bonnes équipes de la MLS, j’ai été loin d’être convaincu par leur performance, samedi. À l’inverse, du point de vue des partisans montréalais, on peut se réjouir, l’Impact n’est pas si loin d’eux au jeu des comparaisons.

Du renfort

L’Impact pourra compter sur du renfort en défense. On a annoncé hier soir l’arrivée du défenseur Rod Fanni à Montréal.

À court terme, le joueur de 36 ans pourrait être une solution. Mais l’Impact ne peut se permettre de seulement boucher les trous. Il doit trouver des joueurs sur lesquels bâtir, qui resteront avec l’équipe pour quelques années. Parce qu’on a embauché Garde en grand frais, il faut se donner les moyens pour qu’il implante un projet à long terme.