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Une aide précieuse pour Anne-Catherine Tanguay

La golfeuse sera épaulée financièrement par La Capitale cette saison

Anne-Catherine Tanguay aura un poids de moins sur les épaules puisque la presque totalité de sa saison sera assumée grâce à l’aide de partenaires financiers.
Photo Jean-François Desgagnés Anne-Catherine Tanguay aura un poids de moins sur les épaules puisque la presque totalité de sa saison sera assumée grâce à l’aide de partenaires financiers.

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La golfeuse Anne-Catherine Tanguay ne se le cache pas : elle désire se hisser parmi les meilleures golfeuses au monde. Pour ce faire, elle aura non seulement besoin de bons résultats, mais surtout d’un soutien financier adéquat. À ce chapitre, elle peut respirer un peu mieux puisque La Capitale assurance et services financiers a annoncé mardi une aide financière qui lui permettra de passer à travers sa première saison sur le circuit de la LPGA.

Le montant exact de la contribution n’a pas été divulgué, mais il permettra à Anne-Catherine Tanguay d’assumer le montant variant entre 80 000 et 100 000 $, requis lors d’une saison sur le meilleur circuit mondial de golf féminin.

« Les dépenses sont énormes pour une année, a reconnu la golfeuse native de Sainte-Foy, de retour dans son patelin mardi pour l’annonce de ce partenariat. Ça enlève un stress. Je peux jouer au golf sans tracas financiers et me concentrer sur mon entraînement. C’est très important pour moi, surtout qu’il s’agit de ma première année à temps plein sur la LPGA. »

L’entente est d’un an, mais pourrait être prolongée par la suite.

ADAPTATION

Tanguay n’est pas parvenue à éviter le couperet lors de ses deux premiers tournois en carrière dans la LPGA. Rien, toutefois, pour décourager la golfeuse de 27 ans.

« J’ai réussi à retirer de bons points de mon début d’année. Mon entraînement va bien, mon jeu est bon. J’ai hâte de prendre du rythme, de retourner sur la route et de jouer plus de tournois. J’entreprends cette saison avec beaucoup d’enthousiasme et de positivisme », assure-t-elle.

Évidemment, les deux premiers événements de sa saison lui ont permis de se familiariser avec le circuit où tout est plus gros, plus prestigieux.

« C’est tellement une belle expérience et ça prend une période d’adaptation. C’est important de se familiariser avec l’environnement. J’ai eu la chance de côtoyer plusieurs filles sur le circuit universitaire ou le Symetra Tour et c’est bien de pouvoir partager nos expériences ensemble, car on réalise que les autres vivent les mêmes émotions que nous. »

MEILLEUR À VENIR

Pour cette première année, toutefois, pas question de se fixer d’objectifs précis, côté résultats.

« Mes objectifs sont plus au niveau de ma préparation mentale. Sur le terrain, je veux créer du momentum et rebondir de mes erreurs. Je veux avoir du plaisir à jouer, rester en confiance, être moi-même et jouer à la hauteur de mes capacités. Je pense que le meilleur est à venir », assure celle qui s’envole aujourd’hui pour Phoenix en Arizona où elle participera à la Bank Hope Founders Cup, à partir du 15 mars.

Brooke Henderson, une inspiration

Le succès que connaît Brooke Henderson sur la LPGA sert de motivation à Anne-Catherine Tanguay et à se dire qu’elle peut elle aussi atteindre les hautes sphères de son sport.

Évidemment, Henderson est dans une classe à part. À 20 ans seulement, l’Ontarienne fait déjà partie de la crème du golf féminin. Elle pointe au 13e rang du classement mondial Rolex, et sixième à la course pour le Globe CME, l’équivalent féminin de la Coupe FedEx.

« J’ai grandi avec Brooke en jouant avec elle sur l’équipe nationale et j’ai également joué avec sa sœur, Brittany, qui est aujourd’hui sa caddie. Brooke est une inspiration pour moi et pour plusieurs autres golfeuses canadiennes. C’est sûr qu’elle est un peu plus occupée, mais on reste en contact. Alina Sharpe aussi m’aide beaucoup et me donne des conseils au niveau golf et voyagement », raconte Tanguay.

De voir Henderson au sommet de son sport prouve également qu’il est possible de faire partie des meilleures même si on vient d’un pays où le golf n’est pas praticable à l’année, comme le Canada.

« Ça me montre que c’est faisable et Brooke nous inspire toutes, autant au Québec qu’au Canada. »

PREMIÈRE DEPUIS BOURASSA ?

Parmi les autres golfeuses qui servent d’inspiration à Anne-Catherine Tanguay et qui la poussent à se surpasser, il faut ajouter le nom de Jocelyne Bourassa qui, en 1973, est devenue la première, et seule, Québécoise à remporter un tournoi de la LPGA.

Tanguay sera-t-elle la deuxième ?

« Ce serait exceptionnel, lance-t-elle le regard brillant. Ce serait superbe. J’admire vraiment Jocelyne et j’ai eu la chance de la côtoyer lors de mes années juniors. C’est aussi une inspiration et j’aimerais suivre ses traces. »