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Wall Street, fragilisée par le départ de Gary Cohn, ouvre en baisse

Wall Street, fragilisée par le départ de Gary Cohn, ouvre en baisse
Photo AFP

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New York | La Bourse de New York était ébranlée mercredi matin par le départ du conseiller économique de la Maison-Blanche Gary Cohn, considéré par Wall Street comme un rempart face aux velléités protectionnistes de Donald Trump.

Mercredi matin, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,73% à 24.701,64 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,38% à 7.344,24 points.

L’indice élargi S&P 500 lâchait 0,48% à 2.715,15 points.

Les indices avaient terminé en hausse mardi à l’issue d’une séance très indécise, le marché hésitant à s’engager franchement face au climat d’incertitudes généré par le débat à Washington autour des taxes douanières souhaitées par le président américain.

Mais l’annonce après la clôture de la démission de M. Cohn, ancien numéro deux de la banque Goldman Sachs, a désarçonné les investisseurs.

Celui qui avait pris la tête de l’influent Conseil économique national (NEC) a claqué la porte après la décision très controversée du président américain de taxer les importations d’acier et d’aluminium.

« Les marchés considéraient que Gary Cohn était la voix de la raison face à une guerre commerciale que Trump a l’air de désirer. Son départ signifie à court terme que les conseillers économiques qui entourent désormais le président sont beaucoup plus populistes et protectionnistes et beaucoup moins ouvert à l’économie de marché que ne l’était un ancien de Goldman Sachs » , a commenté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Les courtiers de Wall Street « regrettent aussi le départ de celui qui a réussi à imposer les baisses d’impôts, la seule mesure vraiment populaire de cette administration », a-t-il également remarqué.

Toutefois, a-t-il ajouté, « une personne ne change pas la face du monde ».

« Il ne faut pas d’une part préjuger de la stature de son remplaçant, et de toute façon dans deux jours on parlera d’autres choses avec le rapport mensuel sur l’emploi », a justifié M. Volokhine.

L’indicateur majeur du jour était à cet égard encourageant: les créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis sont restées très fortes en février et ont dépassé les prévisions des analystes, selon l’enquête mensuelle d’ADP.

Le marché obligataire se détendait: le taux d’emprunt à 10 ans des États-Unis reculait à 2,864% contre 2,886% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,141% contre 3,153% à la précédente clôture.