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Il a agressé sa fille sur une période de quatre ans

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Il y a trois ans, lorsqu’elle a confronté son père aux agressions sexuelles qu’il lui avait fait subir, un père de famille a suggéré à sa fille de « faire ce qu’elle avait à faire » et d’aller « porter plainte à la police ».

En septembre 2010, la petite Sarah (prénom fictif) avait 12 ans. Un soir, son père s’est rendu dans sa chambre alors qu’il était « fortement intoxiqué par l’alcool ».

Après avoir retiré la petite culotte de la fillette, l’homme s’est penché sur elle entre ses jambes.

« La jeune fille s’est mise à pleurer et elle lui a demandé d’arrêter à au moins trois reprises. Lorsqu’il a enfin cessé, l’accusé a indiqué à la fillette d’aller prendre sa douche et lui s’est endormi dans la cuisine peu de temps après », a indiqué le poursuivant, Me Régis Juneau, au juge Bernard Lemieux après que l’homme eut enregistré un plaidoyer de culpabilité relativement aux accusations de contact sexuel.

Trois ans et demi plus tard, alors que Sarah s’était rendue dans la chambre de son père pour y écouter de la musique, ce dernier a « profité de l’occasion » pour abuser d’elle encore une fois.

« Il lui a caressé les seins sous ses vêtements en maintenant simultanément une main sur sa bouche avec fermeté », a souligné Me Juneau.

Aucun souvenir

Puis, quelques semaines plus tard, l’homme de 48 ans a récidivé. Lors de cette agression, le père de la victime lui a retiré son pantalon et il a touché la jeune fille. Selon le procureur, l’homme a arrêté « parce que l’adolescente pleurait ».

Si Sarah s’en souvient, le père, lui, a mentionné aux policiers ne pas se le rappeler.

« Cependant, il se souvient de s’être réveillé avec les pantalons de sa fille dans les mains », a ajouté Me Juneau.

L’homme qui a déjà eu affaire avec la justice par le passé pour des accusations de conduite avec les facultés affaiblies et voies de fait a été condamné à une peine d’emprisonnement de 15 mois assortis d’une période de probation de deux ans au cours de laquelle il devra effectuer un suivi.

Il sera également inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels.