/news/green
Navigation

Action collective contre le Port: les citoyens croient que leurs arguments l’emporteront

<b>Véronique Lalande</b><br />
Citoyenne
Photo d'archives Véronique Lalande
Citoyenne

Coup d'oeil sur cet article

Véronique Lalande a confiance que les arguments des citoyens prévaudront sur ceux des experts du Port dans le cadre de l’action collective sur la pollution de l’air dans Limoilou.

La citoyenne, qui est à l’origine avec son conjoint de deux actions collectives intentées contre l’Administration portuaire de Québec (APQ) et Arrimage Québec, estime que les expertises présentées par les citoyens sont solides.

« On considère que nos arguments sont extrêmement forts et le débat se fera devant les tribunaux. [...] Notre argumentaire est de loin supérieur », a soutenu Mme Lalande, en entrevue.

Rapport d’experts

Le Journal dévoilait jeudi matin le rapport d’expertise commandé par le Port de Québec à trois spécialistes. Ceux-ci conviennent que les activités d’Arrimage sont liées à la présence de nickel dans l’air des quartiers centraux, mais ils affirment qu’il s’agit d’une quantité négligeable. Ils soutiennent aussi que la pollution peut venir d’une multitude d’autres sources.

« Ils n’ont pas le choix d’admettre, c’est une réalité, tranche Véronique Lalande. C’est une évidence. Tout démontre que la source ne peut être que là. Ils se rabattent sur d’autres arguments, soit de dire qu’il y a une multitude [de polluants]. C’est sûr ! Si le nickel était ce qui est le plus présent en quantité, tout le monde serait mort ! C’est un argument, pour nous, qui est ridicule. »

Les citoyens, rappelle-t-elle, ont toujours insisté sur le fait que la nuisance vient d’un ensemble de matières en provenance des activités du Port.

L’APQ n’a pas souhaité commenter puisque le dossier est devant les tribunaux. Il n’a pas été possible d’obtenir les commentaires d’Arrimage Québec.

Incinérateur

À la Ville de Québec, la conseillère responsable de l’Environnement, Suzanne Verreault, a déploré que les experts du Port et d’Arrimage pointent l’incinérateur parmi les sources d’émissions polluantes.

« On sait tous les efforts qu’on met à l’incinérateur pour régulariser et cesser à moyen terme toute émission polluante. On n’a jamais aucun dépassement [des normes] en ce qui concerne les particules totales. »

Elle soutient que la Ville de Québec a agi aussitôt qu’elle a été informée dans le dossier de la poussière rouge. « La Ville a pris ses responsabilités », dit-elle, soulignant que plusieurs aspects sont du ressort du gouvernement provincial.