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Chiens dangereux: «J’ai extrêmement peur que le projet de loi glisse», dit Lise Vadnais

Chiens dangereux: «J’ai extrêmement peur que le projet de loi glisse», dit Lise Vadnais
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Lise Vadnais, la sœur de Christiane Vadnais, qui avait été tuée par un chien en juin 2016 à Montréal, dit avoir «extrêmement peur» que le gouvernement Couillard recule dans son intention d’interdire les chiens de type pitbull au Québec.

«Ma crainte, c’est que le projet de loi glisse pour ne pas faire trop de vagues», a expliqué Mme Vadnais, en entrevue à l’Agence QMI.

Le gouvernement Couillard a déposé en avril dernier une pièce législative visant à interdire les pitbulls au Québec. Mardi, Lise Vadnais participera aux consultations particulières du projet de loi, qui s’entament finalement à l’Assemblée nationale.

«Ça traîne, et ça nous fait terriblement peur, parce que les élections arrivent. C’est un gros enjeu politiquement, donc est-ce que le gouvernement va risquer de s’attarder à un projet controversé?», a-t-elle demandé, espérant une réponse positive.

«Plus on lit sur ce sujet-là, moins on comprend qu’on en soit encore à se démener pour faire adopter ce projet de loi», a-t-elle ajouté.

Même si les retards l’«insécurisent», elle dit malgré tout «croire encore» que la loi sera adoptée avant le 1er octobre, date des élections générales au Québec.

«C’est un souhait sérieux pour une question de sécurité publique», a-t-elle fait valoir.

Québec empiète sur les villes

Également invitée aux consultations sur le projet de loi, la Fédération québécoise des municipalités reproche au gouvernement Couillard d'empiéter sur les compétences des villes en voulant interdire les chiens dangereux partout au Québec.

Elle croit d’ailleurs que Québec devrait mettre un terme à son intention d’interdire les pitbulls «mur-à-mur» pour laisser le soin aux municipalités de décider.

«Si les villes sont pour avoir cette responsabilité-là, on considère que ça devrait être une décision locale, et non pas une décision provinciale», a expliqué en entrevue le président de la FMQ, Jacques Demers.

Les consultations particulières débuteront mardi prochain.