/news/currentevents
Navigation

Il perd la vie une heure avant son procès pour agression sexuelle sur sa fille

Sa fille, qu’il aurait agressée pendant quatre ans, est soulagée et estime que justice a été rendue

L'homme était au volant de la petite voiture grise avant de perdre la vie lors d’une collision frontale avec un camion semi-remorque en Abitibi.
Photo Agence QMI, Érik Paquette L'homme était au volant de la petite voiture grise avant de perdre la vie lors d’une collision frontale avec un camion semi-remorque en Abitibi.

Coup d'oeil sur cet article

Un homme a perdu la vie mercredi dans un accident de la route à Val-d’Or à peine une heure avant le début de son procès pour agression sexuelle sur sa fille.

« Je me sens soulagée de savoir que c’est sûr à 100 % qu’il ne fera plus jamais de mal à personne », a confié hier soir, sans ménagement, sa fille Alyson Bérubé, aujourd’hui âgée de 18 ans.

Marc Belley, 42 ans, était vraisemblablement en direction du palais de justice de Val-d’Or, en Abitibi, lorsqu’il est entré en collision frontale avec un camion semi-remorque sur la route 117, près de l’intersection du boulevard Jean-Jacques Cossette.

Marc Belley, <i>décédé</i>
Photo courtoisie
Marc Belley, décédé

 

« Pour une raison encore inconnue, le conducteur de la voiture s’est retrouvé dans la voie inverse au moment où le poids lourd arrivait », a indiqué la sergente Marie-Josée Ouellet, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). L’hypothèse d’un suicide n’est pas exclue.

Le conducteur de l’auto, dont l’identité n’a pas été confirmée par la SQ, a été transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté. Le camionneur s’en est tiré indemne.

Vivant à Repentigny, l'homme qui a perdu la vie faisait face à des accusations d’agression sexuelle, d’incitations à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur un enfant de moins de 16 ans.

Il a déjà été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur des victimes (autre que sa fille) à deux reprises. Il a été condamné à 15 mois de prison en 2003 et à deux ans en 2014.

Pendant quatre ans

Alyson Bérubé allègue sur sa page Facebook que son père l’a agressée.

« Ç’a commencé par des attouchements quand on prenait notre bain, des affaires comme ça, dit-elle. Après ça, il venait dans ma chambre le soir... »

La fillette aurait gardé le silence jusqu’en 2009 avant de s’ouvrir à sa mère et de porter plainte à la police.

« Cette année-là, il n’y a pas eu de procès parce qu’il n’y avait pas assez de preuves, dit-elle. Mais l’an passé, j’ai refait une plainte et ç’a fonctionné. »

Elle n’a aucune idée si son père a été victime d’un pur accident mercredi matin, puisqu’elle n’avait plus aucun contact avec lui depuis neuf ans. Elle ne parle pas à sa mère non plus, qui se serait séparée de son ex-conjoint en 2009.

– Avec Antoine Lacroix