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La cuisine authentique de Fanny Lehouiller

Chef de L’îlot Repère gourmand

fanny lehouiller
Photo Jean-François Desgagnés

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Le parcours de vie, les expériences professionnelles et les voyages de Fanny Lehouiller, chef de L’îlot Repère gourmand, enrichissent aujourd’hui sa cuisine pleine d’authenticité, de saveurs, d’équilibre et de fraîcheur.

« J’utilise beaucoup les épices, c’est ce qui me représente », affirme celle qui a toujours fait des recherches à ce sujet, se plongeant quotidiennement dans des bouquins pour dénicher les épices qui conviendraient le mieux à ses plats. La chef de 27 ans en a aussi découvert lors de ses divers voyages, notamment au Cambodge ou en Thaïlande, et elle explore d’ailleurs présentement le Nicaragua.

Parmi ses multiples épices préférées, notons le piment de cayenne « mon top pour relever les autres saveurs », le sumac et le ras-el-hanout. « Mon plus grand rêve, en plus de celui d’avoir mon restaurant, est de développer mes propres mélanges d’épices pour les gens à la maison », dit-elle.

Au menu de L’îlot Repère gourmand, le restaurant niché dans le « resort » Entourage sur le Lac, en bordure du Lac-Beauport (99, chemin du Tour-du-Lac), Fanny propose donc « une cuisine de saveurs et de textures, sans prétention, toujours bien balancée », dit-elle.

fanny lehouiller
Photo Jean-François Desgagnés

Dans un décor exceptionnel ouvert sur l’environnement grandiose et naturel qui l’entoure, les clients dégustent des pâtes fraîches farcies au canard confit, du boudin maison, le burger de L’îlot au poulet grillé et chimichurri, le bœuf braisé, le wapiti fumé, puis saisi, les pizzas sur pierre, etc.

Vive les légumes

La présence importante de légumes dans les créations de Fanny caractérise aussi sa cuisine. « J’en mets toujours deux ou trois dans chaque assiette et je les cuisine de plusieurs façons », affirme la chef, estimant qu’ils sont trop souvent négligés, tout comme les légumineuses.

En ces temps où les gens sont « de plus en plus conscients des effets de la nourriture sur eux », elle leur propose des mets composés d’aliments le moins transformés possible qui donnent un maximum de plaisirs aux papilles. D’ailleurs, Fanny a ressenti elle-même très jeune « ce besoin de bien manger, que tout goûte bon ».

Enrichissant parcours en cuisine

Depuis l’âge de 14 ans, alors qu’elle travaillait dans un restaurant de déjeuners faits maison, Fanny n’a jamais quitté la cuisine, puisant son expérience dans chaque établissement où elle a œuvré. « J’ai la maladie d’aimer travailler », dit-elle.

Dans un casse-croûte, la jeune cuisinière, à l’époque, a développé sa débrouillardise. Dans la cafétéria d’une mine, au Nunavik, elle a appris à cuisiner de gros volumes, avec une disponibilité de produits limitée. Au Panache, Fanny a raffiné sa cuisine, puis a découvert chaque jour de nouveaux produits. Elle a ensuite occupé pour la première fois le poste de sous-chef au District Saint-Joseph, où elle s’est fait davantage confiance.

Aujourd’hui chef, Fanny prend soin de son équipe. « J’aime donner confiance aux gens, les encourager, qu’ils se sentent appréciés », explique celle qui se réjouit de pouvoir leur donner ce dont elle a pu manquer à un moment ou à un autre de son parcours.

 

3 INFOS À SAVOIR SUR LE CHEF

  1. Fanny a grandi à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, parmi diverses familles d’accueil qui l’ont incitée à développer ses propres talents de cuisinière. La croustade aux pommes et les crêpes furent ses premières spécialités.
  2. Jeune, elle cuisinait pour ses poupées avec des ingrédients dénichés dans les armoires, qu’elle mettait ensuite au micro-ondes, que ce soit bon ou non, raconte-t-elle.
  3. Participant à l’édition 2017 de l’émission Les Chefs !, elle a quitté l’aventure la tête haute à la 7e semaine, alors que la brigade devait cuisiner la baudroie d’Amérique.

 

TOUT PLEIN DE GRAINES DE SARRASIN !

fanny lehouiller
Photo Jean-François Desgagnés

Propriétés

Bien qu’on l’appelle aussi blé noir, le sarrasin n’est pas une céréale issue d’une graminée comme les autres céréales, mais plutôt d’une fleur annuelle de la famille des polygonacées. Le sarrasin est riche en protéines végétales, en fibres (surtout solubles), en vitamines, en minéraux et en antioxydants.

Cuites comme du riz

Les graines de sarrasin se cuisent comme du riz, c’est-à-dire qu’après les avoir bien rincées, on les fait bouillir dans le double volume d’eau salée, jusqu’à ce qu’elles deviennent assez tendres, en préservant un petit côté croquant.

Rôties

Fanny les fait aussi torréfier au four ou dans la poêle, pour leur donner un petit goût rôti, puis les ajoute à des salades, par exemple, ou sur des blinis au saumon fumé et crème fraîche, qui gagneront en textures. Sur la photo, les graines de sarrasin ont été parsemées sur la salade de betteraves.

Sans gluten

Les graines de sarrasin ne contiennent pas de gluten et sont riches en protéines, ce qui en fait les amis des végétariens et des personnes souffrant d’allergie ou d’intolérance au gluten. Son petit goût de noisette s’intègre à diverses recettes autant sucrées que salées.

En farine

La graine de sarrasin moulue, en farine, est utilisée dans la préparation de crêpes, de pains et de galettes, par exemple.