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La France et le Québec veulent créer un indice de l’égalité hommes-femmes

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Photo AFP Les premiers ministres Philippe Couillard et Édouard Philippe ont profité de la Journée internationale des droits des femmes pour annoncer la création d’un autre indice de l’égalité hommes-femmes.

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PARIS | Les premiers ministres Philippe Couillard et Édouard Philippe ont profité de la Journée internationale des droits des femmes pour annoncer la création d’un autre indice sur l’égalité homme femme.

« Nous allons travailler avec le Québec à la création d’un indice de l’égalité afin de permettre de créer un outil de mesure, d’aide à la décision et de comparaison à la fois national et international en matière d’égalité entre les femmes et les hommes », a lancé le premier ministre français Édouard Philippe jeudi lors d’un point de presse dans le cadre des Rencontres alternées entre le Québec et la France.

Pas nouveau

Pourtant, d’autres indices existent déjà. L’indice Institutions sociales et égalité homme femme (ISE) de l’OCDE mesure, à l’échelle internationale, les discriminations à l’encontre des femmes dans les institutions sociales. Le Forum économique mondial a lui aussi créé un indice basé sur 14 indicateurs pour comparer la situation des femmes, comme le niveau d’instruction, la participation à la vie politique et l’écart de salaire, par exemple.

Pour justifier l’annonce, Philippe Couillard a pourtant qualifié les indices existants « d’ébauches » qui ne soulèvent pas de « sentiment d’adhésion ». Il croit qu’un indice appuyé par la France et le Québec pourrait s’imposer sur la scène internationale.

Une mission pauvre en femmes

Par ailleurs, la délégation économique du Québec en France ne comporte que très peu de femmes. Du côté de l’aéronautique, seules deux femmes étaient présentes contre 26 hommes. Pour les technologies de l’information, il n’y avait que trois femmes pour 18 hommes.

« Ça dépend des industries qui sont représentées. Ce que ça nous dit, c’est que dans l’industrie aéronautique, il y a encore une sous-représentation relative des femmes. C’est pour ça qu’on veut améliorer l’accès des jeunes filles à l’enseignement des sciences et technologies », a déclaré M. Couillard.