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Un référendum pour régler la crise au Bloc

<b>Martine Ouellet</b></br>
<i>Chef du Bloc</i>
Photo JOËL LEMAY Martine Ouellet
Chef du Bloc

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La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, estime que la crise qui frappe son parti n’a rien à voir avec son leadership et propose de soumettre les membres à un référendum pour clarifier le rôle du Bloc à Ottawa.

« La première question à se poser pour régler cette situation-là est celle de la mission du Bloc québécois », a-t-elle indiqué en conférence de presse, jeudi, entourée de quelques fidèles.

Nommée sans opposition à la tête du parti en 2017, Martine Ouellet a du coup rejeté l’idée d’avancer le vote de confiance prévu pour 2019, assurant que cela « ne réglera pas la question ».

Elle prône plutôt de sonder les quelque « 20 000 membres », à la mi-avril, pour établir un consensus sur l’orientation du parti, qui est source de déchirement depuis des années.

Démissions

La semaine dernière, 7 des 10 députés du Bloc ont quitté le caucus du parti, en invitant Martine Ouellet à démissionner. Ils ont critiqué vertement ses positions et son style de direction sans compromis, principalement axé sur la promotion de l’indépendance.

Une vingtaine d’ex-bloquistes ont aussi réclamé la tête de la politicienne dans une lettre publiée vendredi dans les pages du Devoir.

La chef a toutefois décidé de rester en poste, tout en affirmant que la porte est ouverte si les députés démissionnaires souhaitent réintégrer le Bloc.

Samedi, les membres du Bureau national ont pour leur part réitéré de façon unanime leur appui à la chef, et 30 présidents d’associations de circonscriptions du Bloc lui ont aussi offert leur soutien, mercredi.

Référendum

Selon Mme Ouellet, la crise est le résultat d’un malentendu sur le rôle que doit jouer la formation politique à Ottawa.

Elle a indiqué que « la défense des intérêts du Québec est indissociable du projet de souveraineté », en invoquant l’article 1 du programme du parti qui stipule que les élus du Bloc doivent promouvoir la souveraineté sur toutes les tribunes.

Les démissionnaires estiment pour leur part que la priorité est de représenter les Québécois au parlement, sans nécessairement parler d’indépendance.

Les modalités du référendum, comme la question qui sera posée aux membres, seront déterminées samedi lors d’une rencontre du Bureau général. Le vote aura lieu lors du conseil général, qui sera devancé à la mi-avril.