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Un homme ment sur son identité même jusqu’en prison

Le criminel aurait entretenu son mensonge pendant pas moins de deux ans

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Un criminel de 55 ans, qui aurait usurpé l’identité de quelqu’un d’autre depuis deux ans, aurait réussi à flouer tout le système, allant même jusqu’à commencer à purger une peine de prison sous un faux nom.

L’histoire de Claude Létourneau est pour le moins rocambolesque. Il s’est tristement fait connaître du public en 2012, lorsqu’il a été arrêté pour avoir caché des seringues souillées dans des vêtements vendus par des boutiques de Sherbrooke.

<b>Claude Létourneau</b></br />
Accusé
Photo courtoisie
Claude Létourneau
Accusé

Il avait alors écopé d’une peine de quatre ans de pénitencier après s’être reconnu coupable de ses crimes.

Puis, en mars 2015, Létourneau a bénéficié d’une libération d’office. Environ un an plus tard, il se serait mis à usurper l’identité de l’une de ses connaissances.

Pendant deux ans, il aurait réussi à se faire passer pour André Martel, un Montréalais de deux ans son aîné qui a lui aussi un passé criminel.

Dans des circonstances qui demeurent nébuleuses, Létourneau se serait même fait produire de réelles cartes d’identité, notamment un permis de conduire, avec son vrai visage, mais en utilisant le nom d’André Martel.

Ce dernier a porté plainte à l’été 2016 pour usurpation d’identité, mais les enquêteurs n’avaient à ce moment pas réussi à remonter jusqu’à Létourneau.

Vol de bijoux

Le mois dernier, le quinquagénaire a été arrêté peu après avoir vraisemblablement volé des chaînes en or valant 1200 $ à la bijouterie Doucet du Carrefour du Nord, à Saint-Jérôme.

Il aurait également menacé des clients qui tentaient de l’arrêter avec un Exacto. Menottes aux poignets, Létourneau aurait continué de prétendre qu’il était André Martel devant les agents qui l’interrogeaient.

Le prévenu aurait cultivé sa fourberie à un niveau exceptionnel, allant jusqu’à plaider coupable à des accusations de vol devant un juge, à recevoir sa sentence et à commencer à la purger. Tout cela sous une fausse identité.

Pot aux roses

Deux semaines plus tard, les résultats des empreintes digitales prélevées au début des procédures judiciaires ont été transmis à la police de Saint-Jérôme. Comme l’ADN de Létourneau était déjà dans le système pour ses crimes antérieurs, son subterfuge présumé a pris fin à ce moment.

Le vrai Claude Létourneau fait donc maintenant face à des accusations de vol qualifié, de possession d’une arme en vue de commettre une infraction, d’entrave à la justice et de fraude à l’identité.

Il doit revenir en cour aujourd’hui afin de subir son enquête sur remise en liberté.

Quant au réel André Martel, il devra s’engager dans une série de procédures administratives afin de se dissocier du vol qualifié à la bijouterie.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe