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Les nouveaux rois de la route

Les Diables rouges signent un 7e gain d’affilée sur les patinoires adverses

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ROUYN-NORANDA | Les Remparts ont signé une importante victoire dans leur course pour obtenir le droit de commencer les prochaines séries éliminatoires à la maison en disposant des Huskies de Rouyn-Noranda par la marque de 5-1, jeudi soir, à l’aréna Iamgold.

À l’aide des 29 arrêts d’Antoine Samuel et d’un échec-avant soutenu tout au long de la soirée, les protégés de Philippe Boucher ont rejoint leurs homologues abitibiens au septième échelon du classement avec 80 points. Québec a toutefois l’avantage grâce à son nombre de victoires – 37 contre 35. Il s’agissait d’un septième gain d’affilée sur les patinoires adverses.

«Ce n’est jamais facile de venir jouer ici, la patinoire est plus petite et ça demande un peu d’adaptation [...] Depuis qu’on s’est parlés avant le match contre Drummondville (du 16 février), je me sens plus confiant et je vois mieux la rondelle. Je suis dans un bon moment», a reconnu le vétéran portier pour qui il s’agissait d’un 12e triomphe en 20 départs depuis son arrivée avec les Remparts.

«On peut faire mieux dans quelques petits détails, mais Antoine a été solide et notre désavantage numérique a bien fait. Il faut dire que nous sommes actuellement éprouvés et il y a plusieurs gars qui ne sont pas à leur 100 %. À ce temps-ci, il faut aller chercher des points et ce qu’on a fait», a renchéri l’entraîneur-chef.

Départ endiablé

Les visiteurs ont imposé leur rythme dès les premières minutes de la soirée alors que Pierrick Dubé a profité du travail de ses partenaires Pascal Laberge et Gregor MacLeod pour ouvrir la marque sur un retour. Pour Dubé, il s’agissait d’un deuxième match de suite où il faisait secouer les cordages.

Depuis qu’il a levé les bras pour la première fois dans l’uniforme des Remparts, Dubé ne cesse de prendre du galon au sein de l’effectif québécois. En l’absence de Philipp Kurashev, qui ratait jeudi un troisième match de suite puisqu’il n’est toujours pas rétabli d’une pneumonie, la recrue de 16 avait été jumelée à deux vétérans.

«Pierrick a bien fait. Puis, on en parlait avec Benoît Desrosiers [adjoint], et c’est difficile de gagner ici. Ça fait du bien, surtout qu’on a plusieurs gars qui ne feelent pas. P», a précisé Boucher.

Coup à la tête

Ils ont poursuivi dans cette veine jusqu’à la fin de la période, doublant leur avance après l’expulsion du capitaine des Huskies, Mathieu Boucher, pour une mise en échec à la tête d’Olivier Mathieu le long de la rampe qui risque de se retrouver sur le bureau du directeur de la sécurité des joueurs de la LHJMQ.

Sonné sur la séquence, Mathieu est rapidement revenu au jeu, cognant régulièrement à la porte de l’équipe locale durant le reste de la rencontre.

Les Huskies sont ensuite tombés dans le sceau de l’indiscipline. «Ce n’est pas la faute des arbitres, c’est la nôtre. On n’était pas prêts. Quand tu n’es pas prêt, tu pognes les nerfs plus rapidement», a réagi le pilote des Huskies, Gilles Bouchard.

En vitesse

Les Remparts complèteront cette escapade en affrontant les Foreurs, à Val-d’Or, vendredi soir...

Toujours aux prises avec des symptômes de commotion cérébrale, le titulaire masqué des Huskies, Samuel Harvey, meneur pour la moyenne de buts alloués et pour le pourcentage d’arrêts, est toujours sur le carreau. Il n’a pas joué depuis la collision avec Parker Bowman de l’Océanic, le 24 février...

5
1
Première période
1-Qué : Pierrick Dubé (3) (Laberge, MacLeod) 1:14 2-Qué : Olivier Garneau (23) (Dunn, Laberge) AN-19:23
Punitions: Boucher (Rou) (maj. et inc.) 15:10, Arsenault (Rou) 16:36.
Deuxième période
3-Qué : Jérémy Laframboise (4) (Garneau, Dunn) 11:50 4-Rou : Peter Abbandonato (22) (Bergeron, Hrehorcak) 12:22
Punitions: Mathieu (Qué) 12:10, Harvey-Pinard (Rou) 12:10, Naud (Rou) 15:04, Mathieu (Qué) 17:42, Ianniciello (Rou) 19:53.
Troisième période
5-Qué : Matthew Grouchy (16) (Huntley, Gagné) AN-1:09 6-Qué : Christian Huntley (8) (Sutton, Grouchy) AN-17:58
Punitions: Dunn (Qué) 4:55, Alain (Qué) 10:47, Sutton (Qué) 13:22, Arsenault (Rou) 13:22, Ouellet (Rou) 13:22, Lauzon (Rou) 15:16, Arsenault (Rou) 16:25.
Tirs au but
Québec 14 - 6 - 16 - 36 R.-Noranda 6 - 15 - 13 - 34
Gardiens:
Québec 14 - 6 - 16 - 36 R.-Noranda 6 - 15 - 13 - 34
Avantages numériques:
Qué : 3 en 8, Rou : 0 en 3
Arbitres:
Samuel Bernier, Jesse Gour
Juges de lignes:
Guillaume Brunelle, Patrick Morin
ASSISTANCE:
2028

 

BOUCHER SE SOUVIENT DE ROY ET BRODEUR

ROUYN-NORANDA | Même s’il ne possède plus sa carte de membre actif de l’Association des joueurs de la LNH (NHLPA), Philippe Boucher reste un observateur de luxe du circuit où il a évolué dans 748 rencontres. 

Le sondage de la NHLPA effectué auprès de ses membres a permis d’apprendre qu’ils considéraient Patrick Roy (39,3 %) comme le plus grand gardien de l’histoire, suivi de Martin Brodeur (33,2 %) et Dominik Hasek (13,6 %).

Le grand patron des opérations hockey des Remparts a affronté Roy et Brodeur à plusieurs reprises au cours de sa carrière, en plus de porter le même uniforme qu’Hasek durant son séjour avec les Sabres de Buffalo. Il deviendra bien des années plus tard le successeur du « 33 » dans ses fonctions actuelles. 

« Ce sont deux grands gardiens. Pour que tu t’élèves à ces rangs-là, il faut que tu ailles gagner, et les deux ont gagné. J’ai affronté beaucoup plus Patrick quand il était au Colorado, où il y avait toute une machine de hockey, et Patrick était très solide.

Puis, je voyais les faits saillants de Brodeur quand il avait marqué contre le Canadien, et Brodeur avait lui aussi toute une machine de hockey devant lui. Ce sont deux gars qui ont des statistiques extraordinaires », a exprimé l’ancien défenseur.

Fierté québécoise

Ne comptez toutefois pas sur lui pour trancher à savoir qui mérite d’être au sommet.

« Ce n’est pas gênant d’avoir deux Québécois en haut de cette liste, on se doit d’être fiers de cela. Il y a tellement de gardiens québécois qui sont sortis de partout à cause d’eux, des gars qui voulaient devenir les prochains Patrick Roy et Martin Brodeur, qu’ils aient été repêchés ou non. »

À Buffalo, Boucher s’est souvenu qu’Hasek avait réussi à déloger le vétéran Grant Fuhr comme partant, avant que son style unique le propulse au sommet de sa profession en 1993-1994, grâce à une incroyable moyenne de buts de 1,95 et un pourcentage d’efficacité de ,930.